Ce n’est qu’une confirmation, puisque l'information avait déjà fuitée en juin. Nicolas Brugère, adjoint au maire de Bordeaux en charge de la santé a redit depuis Strasbourg où il était en déplacement ce vendredi, que Bordeaux accueillerait bien une « salle de shoot » en 2018, au sein de l’hôpital Saint-André.

Ce sera ainsi la troisième salle de consommation à moindre risque - terminologie qu’il faut adopter - en France après Paris et Strasbourg. Ces salles permettent aux toxicomanes de consommer de la drogue de manière suivie et encadrée.

Absence de voisinage direct

L’absence de voisinage direct, et le fait que la salle se situe dans un centre hospitalier, devrait permettre de mieux faire accepter le dispositif, espère l’élu.

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L’objectif de ces salles est d’améliorer l’état de santé des usagers en les accompagnant, et de s’adresser aux plus marginalisés d’entre eux. Elle est le fruit d’une collaboration entre la mairie, l’Agence Régionale de Santé, l’association La Case, qui vient en aide aux toxicomanes, et le CEID, le comité d’Etude et d’information sur la drogue.