• Cette année, à nouveau, le gouvernement encourage les fumeurs à arrêter le tabac avec l’opération Mois sans tabac.
  • Une édition qui reprend les outils de l’année passée, avec davantage d’esprit d’équipe et des ambassadeurs en plus.
  • Certains de nos internautes nous ont expliqué ce qui les avait aidés.

Il y a un an, ils ont relevé le défi : dire adieu au tabac avec l’opération Mois sans tabac. A l’occasion du lancement de la deuxième édition mercredi de cette opération pour encourager les fumeurs à arrêter la cigarette, 20 Minutes a demandé à ses internautes comment ils vivent ce sevrage, un an après. 

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Une aide adaptée

Des patchs, des conseils de divers professionnels, des messages réguliers d’encouragement… Pour ceux qui ont partagé leur expérience de Mois sans tabac, les outils mis en place semblent à la hauteur du challenge.

Aurélie, 27 ans, explique: « Grâce a toute l’équipe de Mois sans tabac, j’ai réussi à arrêter le 5 novembre 2016, ils ont été là pour moi et mon mari. Comme je grignotais un peu plus, ils m’ont dirigé vers une diététicienne de leur service. Je ne dis pas que les premières semaines étaient faciles avec les effets secondaires, mais aujourd’hui je suis très fière. C’est grâce à Mois sans tabac que ma nouvelle vie a commencé il y a bientôt un an, sans cigarette, pour notre plus grand bonheur. »

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« Pour arrêter, je me suis fait aider par un infirmier du centre Douar Nevez de Ploërmel [Morbihan], un centre qui aide les gens qui ont une addiction quelle qu’elle soit : drogue, argent, alcool, jeux d’argent, tabac, raconte Quentin. C’est lui qui m’a suivi durant mon sevrage tabacologique, avec patch de nicotine, cigarette électronique et inhalateur de nicotine pour les grosses envies. Toutes les semaines j’avais rendez-vous et on faisait un point. »

Martine aussi est passée par les patchs pour sortir de l’addiction. « Cela fera un an le 8 novembre que je n’ai pas retouché une cigarette ! Je me suis fait aider par des patchs 14 mg pendant 3 semaines et 7 mg une semaine. Et ça a marché ! »

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Cédric, lui, se félicite d’avoir pu mettre les bouchées doubles côté sport : « Un peu plus de dix mois après, c’est que du bonheur : un sevrage total de la nicotine, un Paris-Roubaix en vélo et de belles progressions en club… Je suis content et fier de moi. »

Un pari collectif

Pour nombre de ces internautes qui ont tenu un an sans tabac, le côté collectif du défi les a aidés. « J’ai un groupe de soutien sur Facebook, car l’entraide est très efficace pour l’arrêt, assure Quentin. Je suis toujours sur le groupe, comme la plupart des gens qui ont réussi à arrêter d’ailleurs, car on aide les personnes qui le rejoignent pour arrêter de fumer. Les anciens aident les nouveaux, et ça fonctionne très bien ! »

novembre: Moi(s) sans tabac
novembre: Moi(s) sans tabac - Ministère de la Santé

 

De son côté, Amélie a réussi à convaincre autour d’elle : « J’ai réussi à arrêter et deux personnes m’ont suivi ! ». Pour Cédric, un cercle vertueux s’est mis en place : « J’ai été motivé grâce au Mois Sans Tabac, à toutes les personnes sur tabac info service et à tous les messages d’encouragement. J’ai pu les partager et ainsi aider d’autres personnes».

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Chacun son challenge

Si certains ont totalement arrêté, d’autres se félicitent d’avoir ralenti le rythme. Floriane, 20 ans, s’est ainsi lancé dans le Mois sans tabac sur les conseils d’un ami non-fumeur qui suit des études dans le médical. « Etant fumeuse depuis quatre ans et n’ayant jamais essayé de diminuer ou même d’arrêter, je me suis lancé.

Bilan : un an après je suis passé d’environ 7 cigarettes par jour à 1 cigarette tout les deux ou trois jours. J’ai même totalement stoppé pendant deux mois. Je ne regrette pas de m’être lancée dans ce challenge et me suis étonnée de le trouver plus simple que ce que je l’aurai pensé. »

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Encouragements et fierté

Beaucoup partagent leur fierté d’avoir enfin éteint leur dernière clope. « Cela va faire un an que j’ai arrêté et j’en suis fier, très fier, explique ainsi Quentin. Ça a été une vraie réussite pour moi car je n’ai pas touché une cigarette depuis, enfin si quelques bouffées en soirée après quelques verres mais je l’ai vite regretté, car ça m’a rendu vraiment malade et j’avais du remords aussi… Mais je me suis pas laissé abattre et même après ça, l’envie de reprendre le tabac ne m’a pas traversé l’esprit, loin de là. »

Et ces internautes lancent un message d’espoir à tous ceux qui relèveront le défi cette année, pour la deuxième édition de Mois sans tabac. « Vous pouvez le faire, il faut beaucoup de volonté, j’y suis arrivé et c’était pas gagné. Courage à tous et à toutes si vous voulez arrêter. Volonté et confiance en soi sont la clef de la réussite… », témoigne Cédric.