• Dans les Alpes-Maritimes, 150 personnes découvrent leur séropositivité chaque année.
  • Pour éradiquer le VIH dans le département, l’accent est mis sur les publics cibles.

Le virus disparaîtra-t-il des Alpes-Maritimes exactement 50 ans après son arrivée ? C’est une question que la Société française de lutte contre le sida (SFLS) ne veut pas se poser. Pour elle, la réponse est forcément positive. Afin d’éradiquer le VIH sur les bords de la Méditerranée, son congrès annuel, ce jeudi et vendredi à Nice, a pour thème « Vers un territoire sans sida » Après Paris, les Alpes-Maritimes sont le deuxième territoire à s’engager dans « Objectif sida zéro » en 2030.

Si la priorité est donnée au sud-est de la France, c’est que la région Paca est la deuxième la plus touchée. Dans les Alpes-Maritimes, où 3.300 patients sont suivis, les nouvelles contaminations sont les plus nombreuses, avec environ 150 détections chaque année. « Les flux de population sont importants, il y a beaucoup de touristes et de gens qui viennent pour s’amuser, tente d’expliquer Pascal Pugliese, le coorganisateur du congrès, président du Corevih Paca-Est. On estime encore à 800 le nombre de personnes qui ignorent leur séropositivité ici. »

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Tout sur les publics cibles

Pour arriver à « sida zéro » en 2030, il faut que ce chiffre soit réduit à néant. Pour cela, le collectif préconise l’accentuation du dépistage, tous les trois mois, dans les publics cibles : « Près de 60 % des nouvelles contaminations ont lieu chez des hommes qui ont des relations avec d’autres hommes, pointe-t-il. Il faut que les lieux pour venir se faire dépister soient plus largement connus. »

La SFLS incite également à la mise en place de la « Prep », ce traitement pré-exposition qui réduit le risque de contamination aux populations séronégatives à risque. Des méthodes qui permettront, selon le collectif, de venir à bout du virus dans treize ans.

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Deux jours de débat autour du sida

Le palais Acropolis de Nice accueillera donc, ce jeudi et vendredi, le congrès de la SFLS. Au programme, une réflexion sur la « Prep », des tables rondes sur la communication vis-à-vis des publics cibles, des débats sur le militantisme avec Antoine Reinartz de120 battements par minute. Jean-Luc Romero, le premier et seul élu ouvertement séropositif, sera également présent.