Cafés et restaurants sans tabac: premiers bénéfices sur la santé

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Publié le 23 février 2008.

SANTE - En moins de deux mois, l'interdiction de fumer dans les cafés et restaurants français a déjà entraîné une baisse notable des infarctus et accidents vasculaires cérébraux...

Fumer tue. Ça, les études l’ont maintes fois prouvé. Mais il semblerait que, symétriquement, moins fumer permet de mourir moins prématurément.

Moins de deux mois après l'interdiction de fumer dans les cafés et restaurants français, on observe une baisse notable des infarctus et accidents vasculaires cérébraux, de l'ordre de 15%, surtout chez les moins de 65 ans, selon une étude remise au ministère de la Santé.

Effets très rapides

L'étude avait été commandée fin 2006 au Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, chargé de mesurer chaque mois les bénéfices de la loi sur la santé à partir des admissions dans les hôpitaux.

«J'ai été surpris pas la rapidité des effets sur la santé, ce qui prouve que le tabagisme passif tue vite, et beaucoup», a déclaré samedi à l'AFP le Pr Dautzenberg.

Mais ce rapide bénéfice pour la santé est «à confirmer dans les deux mois qui viennent et constitue un encouragement à appliquer strictement ce décret dans tous les secteurs», relève-t-il dans son rapport.

«Comme l'installation d'un radar»

Le scientifique souligne les effets des différentes mesures publiques. L'interdiction générale de fumer dans les lieux publics, qui date du 1er février 2007, n’avait pas montré d'«effets sur la consommation de tabac et quasiment pas d'effets sur la santé». Contrairement à la prohibition dans les cafés et restaurants.

«La fumée crée très rapidement une modification de la coagulation du sang, l'hémostase, or c'est elle, quand elle crée des caillots, qui bouche les vaisseaux», explique le Pr Dautzenberg.

«Retirer ce danger apporte un bénéfice immédiat, comme l'installation d'un radar entraîne une diminution des accidents de la route», insiste-t-il. «Les effets respiratoires et sur les cancers s'échelonneront dans le temps.»


Si une météo plus clémente qu'en 2007 peut aussi être à l'origine d'une baisse des infarctus, «cela ne peut expliquer une telle variation», ajoute le pneumologue.
Avec agence
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