Il était miraculeusement sorti de l’état végétatif grâce à une stimulation de son nerf vague, un nerf qui relie le cerveau à d’autres organes majeurs du corps. Guillaume T., le patient au cœur de l’essai clinique qui était une première médicale encourageante, est mort.

Une omission qui suscite des questions

C’est sa mère qui l’a annoncé ce mercredi lors d’un entretien au Monde. « C’est à notre demande que le décès de Guillaume n’a pas été révélé, pour des raisons privées », explique-t-elle au quotidien. Son fils, âgé de 35 ans, était plongé depuis quinze ans dans un état végétatif à la suite d’un accident de la route. Il avait bénéficié en septembre dernier d’une technique de stimulation du nerf vague qui lui a permis de récupérer des bribes de conscience.

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Cette prouesse médicale avait été largement applaudie par la communauté scientifique. Mais cette annonce risque de remettre en cause, du moins en partie, l’impact de cette première. Et pour cause, les résultats de cet essai clinique ont été publiés dans la revue Current Biology le 25 septembre dernier sans mentionner la mort in fine du patient. Le professeur Jacques Luauté, qui suivait le patient depuis plusieurs années dans son service de réadaptation neurologique, assure de son côté que le décès est « sans lien avec l’expérimentation ».