Lundi, un tribunal de Los Angeles (Etats-Unis) a condamné le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson (J & J) à verser 417 millions de dollars (354 millions d’euros) de dommages et intérêts à Eva Echeverria, une femme de 63 ans. En cause : le Baby Powder, un talc produit par la firme et qui serait à l’origine du cancer des ovaires de la plaignante.

La plaignante utilisait ce talc depuis ses 11 ans

La sexagénaire recevra 70 millions de dollars en dommages compensatoires et 347 millions en dommages punitifs. Le jury a considéré que J & J ne l’avait pas informé des risques liés à l’usage de ce talc. Eva Echeverria l’utilisait pour sa toilette intime depuis l’âge de 11 ans. Son cancer a été diagnostiqué en 2007, alors qu’elle était âgée de 53 ans.

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« Nous sommes reconnaissants de la décision du jury, a souligné l’avocat de la plaignante, Mark Robinson. [La plaignante] est en train de mourir de ce cancer des ovaires. Tout ce qu’elle voulait, c’était aider les autres femmes à travers le pays qui souffrent d’un cancer des ovaires pour avoir utilisé Johnson & Johnson pendant vingt ou trente ans ».

4.800 procès en cours liés au talc Baby Powder

Johnson & Johnson est engagé dans près de 4.800 procès liés à ce talc. Le groupe a été condamné à cinq reprises et le montant total des dommages et intérêts s’élève déjà à plus de 720 millions de dollars (610 millions d’euros). En mai 2016 notamment, un tribunal avait condamné la firme à verser 55 millions de dollars à une Américaine atteinte elle aussi d’un cancer des ovaires. J & J a également gagné l’un de ces procès en mars dernier.

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« Nous ferons appel du verdict d’aujourd’hui car nous nous fondons sur la science qui affirme que le talc Baby Powder de Johnson & Johnson est sûr », a annoncé une porte-parole de J & J. Le groupe s’appuie sur une étude de l’Institut américain du cancer selon laquelle « les preuves ne soutiennent pas une corrélation entre une exposition de la région du périnée au talc et un risque accru du cancer des ovaires ».