Tatouages: La première consultation française ouvre à l’hôpital Bichat, à Paris

DERMATOLOGIE Cette nouvelle offre de soins s'adresse aux tatoués en cas d'infection ou d'allergie, mais aussi à celles et ceux qui envisagent de franchir le pas...

20 Minutes avec agence

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Une convention de tatouage à Lyon (illustration).

Une convention de tatouage à Lyon (illustration). — P.Fayolle/SIPA

Une consultation réservée aux patients souffrant de complications après un tatouage a ouvert en avril au sein du service de dermatologie de l’hôpital Bichat-Claude Bernard, dans le 18e arrondissement de Paris. Après avoir fonctionné quelque temps sous forme d’essai, cette offre de soins disponible pour la première fois dans un établissement hospitalier français est désormais accessible au public une fois par mois.

Si l’ensemble des 980 000 tatoués que compterait le pays ne sont pas tous sujets à des complications après l’intervention du tatoueur, les infections ou allergies ne sont pas rares. Ainsi, en 2010, des scientifiques allemands estimaient à 6 % la proportion de personnes tatouées victimes de problèmes chroniques liés aux dessins sur la peau et à 67,5 % celle des tatoués ayant connu des réactions dermatologiques après l’incrustation.

Informer ceux qui envisagent de sauter le pas

Si les hôpitaux de Paris ont souhaité ouvrir cette consultation, c’est pour pouvoir « poser un diagnostic et (…) proposer aux patients le traitement le plus adapté », explique-t-on à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Mais le service pourra aussi informer les personnes qui envisagent de se faire tatouer. Et cette nouveauté médicale sera également utile aux chercheurs.

« L’ouverture de cette consultation permettra de mener des travaux de recherche sur cette problématique aujourd’hui peu explorée. Ces travaux permettront de limiter, voire prévenir, le risque de développement des complications liées aux tatouages mais également d’apporter les meilleures solutions thérapeutiques pour les traiter », estime le docteur Nicolas Kluger, responsable de la consultation.

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