Burn-out: La Haute autorité de santé recommande une meilleure prise en charge de la maladie

SOCIETE L’organisme veut permettre aux médecins de mieux connaître le burn-out pour, à terme, personnaliser la prise en charge médicale et favoriser le retour au travail du patient…

20 Minutes avec agence

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Illustration sur le stress et la dépression au travail.

Illustration sur le stress et la dépression au travail. — CLOSON/ISOPIX/SIPA

Améliorer le diagnostic des cas de burn-out et la prise en charge par les professionnels de santé des patients qui en souffrent. Tel est l’objectif de la Haute autorité de la santé (HAS) qui a publié ce lundi une série de recommandations destinées aux médecins.

Afin d’éviter de confondre les symptômes causés par cet épuisement professionnel avec ceux d’autres pathologies, l’organisme veut permettre aux médecins de mieux connaître le burn-out pour, à terme, personnaliser la prise en charge médicale et favoriser le retour au travail du patient.

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« Un syndrome complexe et aux manifestations diverses »

La nature du burn-out est, selon la HAS, « un syndrome complexe et aux manifestations diverses […] qui n’est pas une maladie en tant que telle ». Dans un premier temps et pour faciliter l’identification du syndrome, les médecins sont invités à « repérer les manifestations du burn-out » de la même façon que les troubles comportementaux, physiques ou émotionnels.

S’assurer que les symptômes repérés sont bien une manifestation de cet épuisement

Dans un second temps, la Haute autorité de la santé explique la nécessité d’étudier l’environnement professionnel et le profil personnel du patient, et notamment le risque suicidaire, puis s’assurer que les symptômes repérés sont bien une manifestation de cet épuisement.

Le traitement ne doit pas systématiquement être associé par une prescription de médicaments, ni d’antidépresseurs. Celui-ci va dépendre des spécificités des patients et de ses troubles. Les médecins peuvent notamment avoir recours aux arrêts de travail, aux éventuelles interventions de spécialistes de la psychiatrie, de la psychothérapie et de la pratique psychocorporelle.

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Le retour au travail du patient doit être, selon la HAS, accompagné avec attention. Visite de pré-reprise, analyse de l’environnement professionnel avec un médecin du travail, mise en place d’éventuels ajustements ou encore réorientation du salarié sont des actions de prévention préconisés par la HAS.