Syndrome des bébés à tête plate: «La France toujours en retard»

VOUS TEMOIGNEZ. Comment les parents confrontés au syndrome de la tête plate de leur nourrisson peuvent faire face ? Nos internautes témoignent...  

Tristan Lescot

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Attention au syndrome de la tête plate chez les bébés

Attention au syndrome de la tête plate chez les bébés — Pixabay

Le lien, une influente association de défense des patients, vient d'alerter à l’occasion de la journée mondiale contre les déformations crâniennes, sur la recrudescence des plagiocéphalies chez les nourrissons, en clair le syndrome de la tête plate chez les bébés.

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Elle a d’ailleurs saisi la Haute Autorité de santé pour faire reculer le phénomène. Comment les parents confrontés à cette difficulté, peuvent y remédier ? Sont-ils correctement aiguillés par le personnel soignant ? Nos internautes témoignent…

« Grâce à quatre séances et quelques exercices, tout est rentré dans l’ordre »

Nol Wayne et son compagnon ont connu ces soucis avec leurs deux enfants. Pour le premier, c’est en consultant un ostéopathe sur les conseils de leur pédiatre que fut diagnostiqué un torticolis congénital, responsable d’une déformation crânienne relativement minime. Heureusement, grâce à « quatre séances et quelques exercices à faire à la maison, tout est rentré dans l’ordre ». Pour leur deuxième enfant, ce fut un peu plus compliqué. Mal orientés par leur généraliste qui estimait « qu’il n’y avait pas de problème », ils ont tout de même consulté un ostéopathe. Grand bien leur en a pris puisque le nourrisson souffrait d’une petite déformation crânienne. Ces alertes successives ont abouti à un résultat très positif : « on a maintenant deux petits garçons avec des têtes bien rondes. »

« La France toujours en retard »

Cette déconvenue avec son médecin, Laurie a aussi connu avec des conséquences plus fâcheuses : « Mon fils est né en 2005. Rapidement il a eu la tête plate. Je ne connaissais pas les coussins "spéciaux". J’en ai parlé au médecin qui m’a répondu que cela reviendrait à la normale avec le temps. Mon fils a 11 ans. Il a toujours la tête plate. » Pour le petit frère, elle a anticipé en achetant « le fameux coussin » et n’a eu « aucun souci ».

Une certaine amertume se perçoit dans les propos de Cécilia : «Ne vous inquiétez pas, ça se remet tout seul… voilà ce que les médecins nous disent. » Par curiosité, elle a effectué quelques recherches et s’est dirigée vers un pédiatre qui lui a conseillé un centre spécialisé. C’est uniquement grâce à cette démarche pro-active que son fils va mieux mais il a été obligé de porter une prothèse crânienne. Elle déplore qu’à la différence de l’Allemagne, de l’Espagne ou de la Belgique, le personnel médical en France soit trop peu formé sur ce type de pathologie et ne donne pas toujours le traitement adéquat : « La France toujours en retard » conclut-elle sévèrement.

« En deux mois, tout était réglé »

Une note d'espoir ? Noémie, par exemple, se félicite de la réactivité de son médecin et de la justesse de ses conseils : « Grâce à lui, dès le premier mois, nous avons consulté un ostéopathe en plus de séances de kinésithérapie qui ont très bien fonctionné. En deux mois, tout était réglé. »

Delphine doit beaucoup aux sages-femmes quand elle a accouché de son premier enfant. Elles lui ont prodigué des avertissements : « Ne pas coucher les bébés toujours du même côté (…) un coup à droite, un coup à gauche, un coup sur le dos, etc. » Grâce à elles, ses enfants « n’ont jamais eu le crâne plat ».

Prévenir pour mieux guérir

Audrey a eu beaucoup moins de chance : « Nous avons été concernés par une tête plate d’une partie du crâne chez notre fils et les pédiatres n’ont pas trouvé ça dérangeant, "ce n’est qu’esthétique" nous a-t-on dit, on ne nous a pas vraiment aiguillés, nous avons dû nous-même essayer de trouver des solutions (ostéopathe). » La solution ? « Il faudrait plus informer les parents sur ce phénomène car il faut s’y prendre tôt pour atténuer cela. » Prévenir pour mieux guérir.

 

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