Chiens renifleurs de cancer: 100 % d’efficacité pour les deux malinois Thor et Nikios

ETUDE Ils se sont entraînés pendant six mois en Haute-Vienne lors de tests menés sur une cohorte de 130 femmes volontaires...

20 Minutes avec agences

— 

Un malinois (illustration).

Un malinois (illustration). — ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Mission accomplie pour Thor et Nikios, les deux malinois renifleurs acquis par l’Institut Curie pour être formés à la détection précoce du cancer du sein. Après six mois d’entraînement sur le site de Magnac-Laval (Haute-Vienne), l’Institut a annoncé ce mercredi une « efficacité à 100 % » des tests menés sur une cohorte de 130 femmes volontaires dans le cadre du protocole Kdog.

Comment les animaux aident au diagnostic de certaines maladies chez les humains

Plus concrètement, les chiens ont été dressés à « repérer les composés odorants » permettant de détecter un cancer sur une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un sujet.

>> A lire aussi : Haute-Vienne: Des chiens s'entraînent à dépister le cancer du sein

Une étude clinique sur 1.000 femmes

Compte tenu de ces résultats très positifs, une « étude clinique » devrait prochainement voir le jour. Elle se déroulera sur une période de trois ans, entre 2018 et 2021, et s’appuiera sur une sélection de 1.000 femmes.

Thor et Nikios devraient, eux, être rejoints par deux nouveaux chiens de race différente et conduits par un autre dresseur afin « de démontrer également que le protocole Kdog est indépendant de la race du chien renifleur et de son maître », a expliqué Aurélie Thuleau, ingénieur en biochimie, impliquée dans le projet mené sous la houlette de la chercheuse Isabelle Fromantin.

Etendre le dispositif aux pays en voie de développement

Et alors que la première étape du projet a été rendue possible par un financement participatif, l’étude clinique pourrait cette fois entrer dans le cadre d’un financement en partie porté par le programme hospitalier de recherche clinique.

L’Institut Curie espère, à terme, étendre ce dispositif « simple », « non-invasif et peu coûteux », dans les « pays en voie de développement (…) où les outils de diagnostic peuvent faire défaut ». Forts de ces premiers résultats prometteurs, les chercheurs projettent également d’étendre cette méthode de dépistage « à tous les types de cancer, notamment le cancer de l’ovaire »,