Méningite: Campagne de vaccination «élargie» après le décès de deux étudiants à Dijon

EPIDEMIE Une campagne de vaccination sera lancée dès la rentrée de janvier 2017 à destination des élèves de la faculté de droit...

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite

Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite — NIKO/SIPA

Trois cas d’infection invasive à méningocoque (IMM) sont survenus entre octobre et décembre chez des étudiants de l’université de Bourgogne-Franche-Comté, campus de Dijon. « Deux de ces étudiants sont décédés, l’état de santé du troisième évolue favorablement », a précisé ce lundi l’Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. Celle-ci va d’ailleurs lancer en janvier une « campagne de vaccination élargie », à titre préventif.

« A ce jour, aucun nouveau cas n’a été signalé », souligne l’établissement public dans un communiqué publié ce mardi.

L’ARS précise avoir « identifié 48 personnes » ayant eu des « contacts proches et répétés avec l’étudiante décédée [d’une méningite à méningocoque de type W135] pour leur recommander une prophylaxie antibiotique » et les inviter à se faire vacciner.

L’agence a aussi appelé les médecins à une « vigilance particulière », vis-à-vis de patients qui pourraient présenter des signes évocateurs de la maladie.

53 décès en 2015

Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans l’environnement, mais se transmet par la salive. La méningite se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque avec des vomissements et une gêne à la lumière.

Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France, avec 469 cas notifiés en 2015, ayant entraîné 53 décès, selon des chiffres de l’Institut national de veille sanitaire (InVs).

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