Ils veulent « à tout prix gagner une compétition », prennent « des risques », « apprécient la domination » ou « expriment un dédain envers les populations homosexuelles ». Ces hommes sont des machos et, selon les chercheurs américains de l’université de Bloomington (Indiana, Etats-Unis), sont plus enclins à souffrir de dépression, de troubles mentaux ou de maladies.

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« Le sexisme peut aussi avoir des effets délétères sur la santé mentale »

Nos experts, qui ont passé au crible 119.453 hommes exactement selon « la conformité aux normes viriles » homologuée par une échelle en 11 points, estiment en effet que ces machos auraient tendance à demander moins de soutien psychologique en cas de dépression ou à occulter les effets d’une maladie. Selon les scientifiques, il existerait donc un lien entre machisme et troubles mentaux, machos et dépression.

« Le sexisme n’est pas seulement une injustice sociale, mais peut aussi avoir des effets délétères sur la santé mentale de ceux qui adoptent de telles attitudes », confirme ainsi Joel Wong, auteur principal de ces travaux publiés dans le Journal of Counseling Psychology.

Ce comportement qui se vérifie d’autant plus chez « les Latino-Américains »

Et en jouant la carte de l’extrême virilité, les sujets volontaires pour qui machisme est synonyme de belle « confiance en soi », d’une « attitude de play-boy » ou « de nécessité d’avoir plus de pouvoir qu’une femme » cacheraient d’autant plus leur mal-être. Ils refuseraient ainsi tout soutien psychologique alors qu’ils présentent des signes de dépression. Ils auraient également tendance à minimiser les symptômes d’une maladie.

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Selon les chercheurs, ce comportement qui se vérifie d’autant plus chez « les Latino-Américains qui ont participé aux différentes recherches ». Une population qui, comme beaucoup d’hommes considérés comme machos, redoute encore plus de parler de leur malaise si le professionnel de la santé est lui aussi de sexe masculin. Paradoxalement, nos machos seraient plus enclins à parler de leurs faiblesses à une femme médecin, alors même qu’ils la considèrent comme « inférieure ».