Forte hausse des cas de bronchiolite en Ile-de-France, Normandie et dans les Hauts-de-France

SANTE Les cas de bronchiolite ont rapidement progressé dans ces trois régions selon des chiffres de l'Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (Irsan) publiés ce lundi…

20 Minutes avec AFP

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Un bébé en visite médicale.

Un bébé en visite médicale. — ISOPRESS/SIPA

Mauvaise nouvelle pour les tout-petits (et leurs parents). La bronchiolite, cette infection respiratoire saisonnière qui affecte les nourrissons de moins de deux ans, progresse rapidement en Ile-de-France, en Normandie et dans les Hauts-de-France.

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Hausse de 36 % sur une semaine

L’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (Irsan), qui se base sur des données fournies en temps réel par SOS Médecins, a indiqué ce lundi qu’au cours de la semaine écoulée (14 au 20 novembre), 17.672 nouveaux cas de bronchiolite ont été enregistrés, soit une hausse de 36 % par rapport à la semaine précédente.

Les régions les plus touchées sont l’Ile-de-France, les Hauts-de-France et la Normandie -trois régions dans lesquelles le nombre de cas dépasse les 30 pour 100.000 habitants-, mais d’autres régions sont en train de les rattraper avec une augmentation très rapide du nombre de cas au cours de la semaine écoulée (+99 % en Occitanie et +157 % en région Centre-Val-de-Loire).

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« Une épidémie conforme au calendrier »

Toutefois, l’épidémie n’inquiète pas outre mesure les experts. « C’est une épidémie conforme au calendrier », c’est-à-dire qu'« elle débute avec le Beaujolais nouveau et se termine après la Galette des rois », a relevé le Dr Claude Smadja, président de SOS médecins Ile-de-France.

« L’épidémie commence normalement, il n’y a pas de quoi alarmer la population », a indiqué de son coté Laurent Toubiana, épidémiologiste qui dirige l’Irsan.

En France, on estime chaque année que 460.000 nourrissons (30 % de la population des nourrissons) sont concernés par cette infection.

Vigilance de mise pour les plus petits

Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l’enfant est due au virus respiratoire syncytial (VRS), qui se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par une personne enrhumée et par les mains.

Selon le Dr Smadja, « il faut être particulièrement vigilant » avec les nourrissons de moins de six mois qui peuvent avoir du mal à évacuer les sécrétions bronchiques.

Dans la grande majorité des cas, la maladie peut être traitée par des médecins de ville qui surveillent la fièvre et peuvent prescrire divers médicaments et de la kinésithérapie respiratoire, technique encore très prescrite en France mais qui fait l’objet d’une polémique depuis quelques années en ce qui concerne son efficacité.

Selon le Dr Smadja, «la kiné respiratoire n’est plus systématique, mais elle reste l’une des alternatives thérapeutiques ».

Dans de rares cas, la bronchiolite peut imposer l’hospitalisation. Selon des estimations de l’Irsan, 2 % des nourrissons de moins d’un an touchés par la bronchiolite seraient hospitalisés chaque année pour une forme grave de la maladie.

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