Alzheimer: Des anticorps de lama pour un diagnostic précoce ?

SCIENCES Pistés par un marqueur fluorescent, ces anticorps ont permis aux scientifiques de localiser dans le cerveau deux marqueurs de la maladie difficilement accessibles...

20 Minutes avec agence

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Illustration de lama.

Illustration de lama. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Après le venin de serpent corail pour lutter contre l’épilepsie, la schizophrénie et des douleurs chroniques, les chercheurs de l’Institut Pasteur voient dans les anticorps de lama une piste sérieuse dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

Ils passent cette redoutable « barrière hémato-encéphalique »

Dans leur étude publiée récemment dans la revue Journal of controlled release, les scientifiques expliquent plancher sur un moyen de diagnostiquer de façon plus précoce les marqueurs de cette maladie dégénérative situés dans le cerveau. Après avoir multiplié les options, il semblerait que celle des anticorps de lama aurait fait ses preuves.

Comment ? Plus petits que des anticorps humains, les anticorps de lama auraient réussi à passer cette redoutable « barrière hémato-encéphalique » qui empêche organismes et molécules thérapeutiques d’atteindre le cerveau, et donc de diagnostiquer un Alzheimer.

Ils se sont fixés sur deux lésions cérébrales liées à la maladie d’Alzheimer

Testés sur des cerveaux de malades in vitro et sur des modèles de souris, ces anticorps se sont alors fixés sur les plaques amyloïdes et sur les enchevêtrements neurofibrillaires, deux lésions cérébrales (marqueurs) liées à la maladie. Une première.

Pistés par un marqueur fluorescent, ils ont alors permis aux scientifiques de localiser les dommages cérébraux. Bilan : grâce aux anticorps de lama, les chercheurs imaginent déjà détecter plus tôt et plus facilement les marqueurs de la maladie d’Alzheimer jusqu’ici difficilement accessibles et observables par l’imagerie classique.

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« Ce diagnostic précoce pourrait permettre de tester des traitements avant l’apparition des symptômes, ce qui n’était pas possible jusqu’à présent », se réjouit dans un communiqué Pierre Lafaye, responsable de la plateforme d’ingénierie des anticorps (Citech) à l’Institut Pasteur.