Illustration: Obésité abdominale.
Illustration: Obésité abdominale. - Francis Dean/REX/REX/SIPA

Si le suivi post-opératoire des patients ayant subi une intervention chirurgicale pour réduire leur obésité est capital, il en est de même pour le parcours qui précède l’opération.

Or, 40 % des personnes ayant recours à la chirurgie bariatrique ne passent pas par l’intégralité des étapes médicales et psychologiques préopératoires recommandées dans le cadre des règles établies par la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2009. Le manque d’information des patients concernés est notamment mis en cause.

9 % des patients ne bénéficient pas d’entretiens pré-opératoires

Dans un communiqué rendu public ce lundi, la HAS alerte sur le phénomène, soulignant notamment la nécessité pour les futurs opérés d’échanger avec un chirurgien, mais aussi un psychiatre.

Ces spécialistes doivent établir l’existence d’éventuelles contre-indications et déterminer les causes de l’obésité et la motivation du patient à observer des règles strictes sur le long terme. Pourtant, en moyenne, 9 % des patients ne bénéficient pas de tels entretiens, déplore la HAS.

Un manque de coordination entre les spécialistes

La Haute Autorité pointe également du doigt le manque de coordination entre les différents spécialistes intervenant avant, pendant et après l’intervention. Les concertations pluridisciplinaires étant parfois inexistantes ou incomplètes, seules 40 % des opérations chirurgicales sont précédées d’échanges entre professionnels, dont les conclusions sont communiquées au médecin traitant.

Quant aux informations capitales transmises au futur opéré, comme les détails et risques de l’intervention et l’importance d’être attentif et suivi à vie, elles ne seraient communiquées qu’à trois patients sur quatre.

>> A lire aussi : Obésité: Vers un meilleur suivi des patients après une chirurgie bariatrique

« La prise en charge préopératoire s’améliore, tempère la HAS, mais elle est encore insuffisante pour garantir la réussite de chaque opération ». La Haute Autorité a donc décidé qu’à partir de 2017, tous les établissements pratiquant la chirurgie bariatrique verront la qualité de leur prise en charge préopératoire évaluée.

Mots-clés :