Cancer de l'ovaire: La pilule contraceptive à l'origine d'un recul de la mortalité

ETUDE Cette diminution observée dans le monde entier devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2020, selon des chercheurs de l’université de Milan...

20 Minutes avec agences

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Des plaquettes de pilule contraceptive.

Des plaquettes de pilule contraceptive. — SERGE POUZET/SIPA

La généralisation de la pilule contraceptive pourrait avoir contribué à la baisse des décès par cancer de l’ovaire dans le monde entre 2002 et 2012. Une diminution qui devrait se poursuivre au moins jusqu’en 2020, selon des chercheurs de l’université de Milan (Italie), dont l’étude a été publiée lundi dans la revue médicale Annals of Oncology.

Elle révèle notamment une baisse de 10 % de la mortalité par cancer de l’ovaire dans les pays de l’Union européenne, passée de 5,76 décès pour 100.000 femmes en 2002 à 5,19 décès dix ans plus tard. La baisse a été encore plus forte aux États-Unis (-16 %), en Australie et en Nouvelle-Zélande (-12 %).

Les contraceptifs oraux, un effet protecteur

Principale cause de ce constat : le recours généralisé aux contraceptifs oraux, identifiés comme ayant un effet protecteur contre ce type de cancer. Selon les scientifiques, le déclin de l’utilisation du traitement hormonal substitutif (THS) chez les femmes ménopausées depuis une dizaine d’années, explique aussi le phénomène.

Le Pr Carlo la Vecchia, qui a dirigé ces travaux, reconnaît toutefois que des différences notables subsistent entre des pays comme la Grande-Bretagne, la Suède ou le Danemark, où les femmes ont commencé à prendre la pilule plus tôt (dès les années 1960), et les pays de l’Europe orientale et méridionale, où la contraception orale s’est développée plus tardivement.

Des taux de mortalité plus élevés au Japon qu’en Europe ou aux Etats-Unis

En outre, au Japon, où le taux de mortalité du cancer de l’ovaire est traditionnellement très bas, des taux plus élevés qu’en Europe ou aux États-Unis sont désormais observés chez les jeunes femmes « reflétant une utilisation plus occasionnelle de la contraception orale », précise le spécialiste.

Des différences existent également en ce qui concerne le recours au THS chez les femmes ménopausées. Ainsi, les femmes allemandes, britanniques et américaines sont « plus susceptibles d’utiliser » ce traitement que les autres femmes européennes, note pour sa part le Dr Eva Negri, qui a participé à l’étude.

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D’après les experts, la mortalité du cancer de l’ovaire devrait continuer à baisser à l’horizon 2020, de l’ordre de 10 % dans l’Union européenne et au Japon et de 15 % aux Etats-Unis.