Sucralose, aspartame, saccharine... Les édulcorants chimiques stimuleraient l'appétit

ETUDE Ces substances seraient également à l’origine d’une d’hyperactivité, d’insomnies ou d’une diminution de la qualité du sommeil…

20 Minutes avec agence

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Illustration aspartame.

Illustration aspartame. — RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

Les édulcorants chimiques tels que le sucralose pousseraient à manger davantage. Pire, ces produits, destinés à alléger en sucres certains aliments et souvent vantés dans le cadre de régime, d’obésité ou de diabète, entraîneraient une augmentation de 30 % des calories ingérées par les consommateurs qui souhaitent pourtant garder la ligne.

 

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Rééquilibrer la balance en augmentant l’apport calorique

Selon les chercheurs de l’université Charles-Perkins de Sydney (Australie), cet appétit boosté serait le résultat d’une réaction du cerveau aux édulcorants. Enregistrant le goût sucré sans l’apport de calories qui devrait y être associé, le cerveau irait, en effet, chercher à rééquilibrer la balance en augmentant l’apport calorique.

Dans leur étude publiée dans la revue en ligne Cell Metabolism, nos experts ès « l’impact des édulcorants de synthèse sur le cerveau » expliquent avoir soumis mouches drosophiles et souris de laboratoire à une alimentation à base de sucralose (substitut du sucre sans nutriment ni calorie) pendant respectivement cinq et sept jours.

 

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Lorsque les cobayes ont ensuite rattaqué un régime plus varié et ont consommé plus d’aliments. Les étudiants ont alors relevé une augmentation de 30 % des apports caloriques chez les deux types de sujets. En d’autres termes, les édulcorants artificiels (sucralose, aspartame, acésulfame-potassium, neotame, alitame, cyclamate ou la saccharine pour les plus connus) inciteraient à manger plus donc ingérer plus de calories.

« Les versions light des aliments préparés ne sont pas si anodines »

Si les constatations des scientifiques ne portent que sur des rongeurs et des insectes, « ces résultats renforcent l’idée selon laquelle les versions light des aliments préparés et des boissons ne sont pas aussi anodins que nous le pensions », indique dans le compte rendu Herbert Herzog, principal auteur de l’étude.

A noter que les chercheurs ont aussi remarqué que ces édulcorants chimiques pouvaient être à l’origine d’une d’hyperactivité, d’insomnies ou d’une diminution de la qualité du sommeil.

 

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