Illustration - Une femme enceinte qui boit un verre d'alcool
Illustration - Une femme enceinte qui boit un verre d'alcool - TEICH/CARO FOTOS/SIPA

En dépit des campagnes de préventions, une femme enceinte sur quatre consomme de l’alcool. Ce chiffre, émanant d’un rapport sur l’alcoolisation pendant la grossesse de l’Académie nationale de médecine, effraie le professeur Gilles Crépin, l’un des auteurs du rapport et membre de l’Académie. Interrogé sur RTL, il a répété les risques encourus pour le fœtus lorsqu’une future maman boit pendant les neuf mois de grossesse.

Selon le rapport, la France n’est « pas épargnée par ce fléau qui atteint les enfants de la naissance à l’adolescence. Elle se manifeste dans sa forme la plus grave et complète par le syndrome d’alcoolisation fœtale associant une dysmorphie cranio faciale, un retard de croissance et un déficit mental. »

Des mesures rigoureuses d’encadrement

Il existe beaucoup d’autres aspects réunis sous la terminologie de troubles causés par l’alcoolisation fœtale dominée par les troubles de l’apprentissage, de la mémorisation responsables de difficultés scolaires, de troubles cognitifs et du comportement.

Selon l’agence de la biomédecine, des mesures rigoureuses d’encadrement s’imposent concernant « l’information, par les médias, de tous les acteurs impliqués à commencer par les femmes enceintes elles-mêmes (…) la formation de tous les professionnels de santé concernés par la grossesse, la naissance et l’enfant, ainsi que les enseignants (…) la prévention ciblée sur la modification du logo apposé sur les bouteilles de boissons alcooliques. »

Ces orientations font l’objet de recommandations conclues par un seul mot d’ordre : tolérance zéro alcool pendant la grossesse. Il va de même pour le tabac ou les drogues dont les effets sont aussi dangereux pour le fœtus.

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