Médicaments: Des effets secondaires dénoncés dans un livre par Irène Frachon

SCANDALES SANITAIRES La pneumologue Irène Frachon, à l'origine de la révélation du scandale du Médiator, cosigne «Effets secondaires», un livre qui dénonce des effets secondaires souvent méconnus...

H. B.

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illustration: des médicaments.

illustration: des médicaments. — LODI FRANCK/SIPA

Le scandale du Mediator et, plus récemment,  l’affaire de la Dépakine, cet antiépileptique à l’origine de malformations congénitales suscitent de plus en plus la méfiance des consommateurs. C’est ce qui a conduit la pneumologue Irène Frachon, qui avait alerté sur les risques du Mediator, le journaliste Jean-Christophe Brisard et l’avocat Antoine Béguin à publier un ouvrage sur les effets indésirables des médicaments, révèle Le Parisien.

Effets secondaires, qui sortira en librairie jeudi, fait le point sur ces médicaments commercialisés en France dont les effets secondaires parfois dangereux sont souvent méconnus. « Le médicament qui ciblerait de façon spécifique la pathologie, sans risquer de perturber le reste de l’organisme, est une utopie », explique le Dr Irène Frachon.

Le Mysimba ou le Deroxat pointés du doigt

Plusieurs médicaments sont ainsi pointés du doigt, dontle Mysimba, un coupe-faim qui pourrait être responsable de problèmes cardiovasculaires et psychiatriques et l’antidépresseur Deroxat, suspecté par les autorités américaines de provoquer des idées suicidaires, détaille Le Parisien.

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Ce qui inquiète aussi beaucoup, ce sont « les conflits d’intérêts entre l’industrie pharmaceutique, les experts et le système juridique », explique le journaliste Jean-Christophe Brisard. « En 2013, le Conseil économique et social européen se déclarait inquiet de voir que 85 % du budget de pharmacovigilance de l’Agence européenne est financé par les labos », explique-t-il au Parisien.

Plus de transparence

Les trois auteurs de l’ouvrage plaident pour plus de transparence. « Pour avoir confiance, il faut pouvoir s’accrocher à une information loyale. Si on ne la leur donne pas, la méfiance des patients, qui iront la chercher ailleurs, risque de les pousser dans les bras d’obscurantistes de tout poil au discours délirant, comme on le voit actuellement pour la vaccination », explique Irène Frachon.

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