Le laboratoire Biotrial, à Rennes.
Le laboratoire Biotrial, à Rennes. - D.Vincent/AP/SIPA

Début février, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait pointé du doigt des manquements majeurs après la mort en janvier d'un patient lors d'un essai clinique à Rennes. Une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait révélé plusieurs failles dans le cadre de ces essais réalisés par le centre de recherche médicale Biotrial.

D'après des informations publiées par Le Figaro ce mercredi soir, des chiens seraient également morts lors des essais précliniques. La molécule, d’abord testée sur des animaux, aurait donc causé la mort de plusieurs chiens, sans que cela ne soit rendu public. « Cela peut être un vrai signal d’alerte », estime le Pr Daniele Piomelli, professeur de neurobiologie et de pharmacologie interrogé par le quotidien.

De graves lésions au cerveau pour les survivants

Le quotidien indique également que quatre des cinq survivants ont souffert de lésions profondes du cerveau ayant entraîné des troubles de la coordination des mouvements. Le directeur de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) aurait en effet précisé au Figaro que les patients hospitalisés dans le cadre de ces essais auraient été atteints « à la base du crâne ».

Cet essai clinique, mené au sein du centre de recherche Biotrial à Rennes, devait permettre de tester une molécule développée par le laboratoire portugais Bial, et censée soulager la douleur et l’anxiété. Les prises répétées du traitement avaient conduit à la mort d’un homme de 49 ans, et à l’hospitalisation de cinq autres patients mi-janvier.

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