Dépakine: Plus de 400 malformations congénitales constatées

MEDICAMENTS Comme pour le Mediator, les victimes pourraient bénéficier d'un fonds d'indemnisation spécifique...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une femme enceinte

Illustration d'une femme enceinte — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le nouveau scandale sanitaire causé par le valproate (dépakine et ses dérivés), cet antiépileptique qui serait responsable d’au moins 450 malformations congénitales à la naissance, pourrait pousser l’Etat à mettre en place un fonds d’indemnisation pour les victimes.

D’après des informations du Figaro, le ministère de la Santé réfléchirait à cette mesure, comme dans l’affaire du Mediator. Une décision devrait être prise dans les prochaines semaines.

Commandé par la ministre de la Santé Marisol Touraine, le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) évalue à « entre 425 et 450 le nombre de cas de naissances d’enfants vivants ou mort-nés exposés in utero au valproate entre 2006 et 2014 qui sont porteurs de malformations congénitales ». Il faudra toutefois attendre le mois de mai pour avoir une « mesure plus précise de l’impact des prescriptions de valproate sur la descendance des femmes exposées », précise l’Igas.

Désormais un avertissement sur la boîte

Dès le 1er mars, l’avertissement pour les femmes enceintes qui figurait déjà dans la notice du médicament va être inscrit sur la boîte, a par ailleurs indiqué le directeur général de la santé, Benoît Vallet.

Incontournable pour certains patients atteints d’épilepsie, mais également utilisé pour traiter les troubles bipolaires, le valproate de sodium est présent dans plusieurs spécialités pharmaceutiques dont l’antiépileptique Dépakine, commercialisé en France par Sanofi depuis 1967, puis sous forme générique par d’autres laboratoires. Sanofi le commercialise dans plus de 120 pays.

Rapport de l'IGAS sur 450 antiépileptiques à l'origine de malformations publié par Fil_Sante