Une femme enceinte (illustration).
Une femme enceinte (illustration). - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les poissons sont bourrés de polluants organiques. Des perturbateurs endocriniens qui, ingérés en grande quantité par les femmes enceintes, sont mauvais pour la santé de l’enfant à naître.

En d’autres termes, selon des chercheurs américains, les futures mamans qui consomment du poisson plus de trois fois par semaine ont un risque accru de donner naissance à des enfants souffrant, en grandissant, de surpoids, voire d’obésité ou de troubles de la croissance.

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En surpoids ou obèses à quatre et six ans

Ces scientifiques ont longuement planché sur les liens existant entre la consommation maternelle de poisson et la croissance de l’enfant, ainsi que sur l’incidence d’une alimentation riche en poisson sur le développement du surpoids et de l’obésité chez les bambins. Et passé au crible des données provenant de 26.184 femmes enceintes et de leurs progénitures en Europe et aux Etats-Unis. Les enfants ont été suivis jusqu’à l’âge de six ans

Selon leurs travaux, publiés ce lundi dans le Journal of the American Medical Association Pediatrics, il est ainsi apparu que parmi les 8.215 enfants suivis dans l’étude, 31 % ont connu un rythme de croissance rapide de leur naissance à leur deuxième anniversaire, tandis que 4.987 (19,4 %) et 3.476 (15,2 %) étaient en surpoids ou obèses à quatre et six ans respectivement.

Un IMC plus élevé à deux, quatre et six ans 

Bilan : les femmes qui ont consommé du poisson plus de trois fois par semaine pendant leur grossesse ont davantage donné naissance à des enfants dont l’indice de masse corporelle (IMC) était plus élevé à deux, quatre et six ans comparativement à celles qui ont consommé du poisson seulement une fois par semaine ou moins.

Les enfants dont les mamans étaient gourmandes en poisson ont donc également développé une croissance rapide de la naissance à deux ans et un risque de surpoids et d’obésité à quatre et six ans.

Pas de recommandation sur les poissons bons à manger

A noter qu’en 2014, l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) et l’Agence de protection de l’environnement (EPA) avaient encouragé les femmes enceintes ou sur le point de l’être à ne pas consommer de poisson plus de trois par semaine pour limiter l’exposition du fœtus au mercure (un métal lourd toxique pour le développement cérébral des enfants).

De leur côté, ces experts n’ont, en revanche, pas pu apporter de précisions sur la quantité optimale de poisson à consommer ou les types de poissons pouvant être mangés sans conséquences durant la grossesse.

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