Des étudiants passent le concours de médecine à Marseille, le 11 décembre 2012
Des étudiants passent le concours de médecine à Marseille, le 11 décembre 2012 - Anne-Christine Poujoulat AFP

De l’infirmier au kiné en passant par la sage-femme, les diplômés paramédicaux « auront accès aux deuxième et troisième années de médecine à partir de 2017 » et ce « sans passer le concours de la première année » a annoncé jeudi Manuel Valls lors de la Grande conférence de Santé.

Le chef du gouvernement souhaite ainsi « développer plus de passerelles entre les formations » pour diversifier les profils des professionnels de santé et permettre aux paramédicaux d’accéder aux formations médicales sans repartir de zéro. Par exemple, un kinésithérapeute pourrait ainsi, sur la base d’un projet solide ou sur dossier, suivre des études de médecine pour devenir médecin rééducateur.

Rendre équitable l’accès aux prestations sociales

Un travail sera mené en concertation avec les acteurs de ces formations afin de « préciser les prérequis demandés aux étudiants, notamment en matière d’exercice professionnel », précise la feuille de route dévoilée à l’issue de la conférence.

Autre volonté affichée : mettre sur un pied d’égalité les étudiants en formations paramédicales et ceux des universités sur le plan des prestations sociales, en leur ouvrant l’accès aux aides d’urgence, au logement et aux bibliothèques universitaires.

Une offre publique de formation pour tous les professionnels de santé ?

« Le gouvernement travaillera également avec les nouveaux présidents de région sur la convergence des droits aux bourses », actuellement très disparates, a ajouté le Premier ministre.

Enfin, le gouvernement s’est engagé à « étudier les conditions de déploiement d’une offre publique de formation pour toutes les professions de santé », pour remédier aux tarifs exorbitants des formations paramédicales dans certains établissements privés. Un inventaire des besoins régionaux en la matière devrait d’ailleurs prochainement être réalisé.

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