Une chercheuse travaille sur des échantillons de sang de femmes enceinte au Guatemala. (AP Photo/Moises Castillo)
Une chercheuse travaille sur des échantillons de sang de femmes enceinte au Guatemala. (AP Photo/Moises Castillo) - Moises Castillo/AP/SIPA

Non, il ne s’agit pas là d’un nouveau mode de contagion. Du moins les chercheurs ne l’ont pas encore prouvé. Mais un institut de recherche scientifique brésilien a annoncé vendredi avoir détecté le virus Zika, qui se propage en Amérique latine via le moustique Aedes aegypti, dans l’urine et la salive.

« La présence du virus Zika, sous forme active, a été détectée dans la salive et l’urine », a déclaré à la presse Paulo Gadelha, directeur de l’institut Fiocruz de Rio de Janeiro, « mais cela ne signifie pas qu’il existe une capacité de transmission par la salive et l’urine ».

Des mesures de précaution

«Il va falloir faire beaucoup d'études« pour le savoir, toutefois, la salive et l'urine ne devraient pas être une voie de transmission importante», a ajouté Paulo Gadelha. Il a recommandé cependant, surtout aux femmes enceintes, de se protéger.

«Sachant que la possibilité de cette forme de transmission existe, les femmes enceintes doivent prendre des mesures de précaution», comme «éviter d'embrasser, de partager les couverts» d'une personne qui présente des signes laissant penser qu'elle a contracté le Zika, a souligné le chercheur.

Une «urgence de santé publique de portée internationale»

Transmis par la piqure de moustiques de type Aedes, Zika est fortement soupçonné d'être la cause de nombreux cas de microcéphalie, une malformation congénitale, chez les nourrissons dont les mères ont été contaminées pendant leur grossesse.

Environ 1,5 million de malades du virus Zika ont été recensés au Brésil où 404 cas de microcéphalie ont été confirmés et 3.670 cas suspects sont en cours d'examen, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a décrété cette semaine une «urgence de santé publique de portée internationale».

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