Etre obèse est cité comme inconvénient à l’embauche, par 69 % des agents de la fonction publique et par 58% des salariés du privé.
Etre obèse est cité comme inconvénient à l’embauche, par 69 % des agents de la fonction publique et par 58% des salariés du privé. - PAUL ELLIS / AFP

La pro-opiomelanocortine (POMC), hormone cérébrale connue pour réguler l’appétit, les effets de l’activité physique et le poids, n’agirait pas de la même façon chez les hommes et chez les femmes.

De fait, si les femmes affirment souvent avoir plus de mal que les hommes à perdre du poids et plus de facilité à grossir, « ce n’est pas qu’une impression », affirment aujourd’hui des chercheurs écossais et américains qui ont travaillé sur le rôle de la POMC dans la perte inégale de poids entre les deux sexes.

Sentiment de satiété et dépense énergétique

Des experts de l'université d'Aberdeen de Cambridge (Grande-Bretagne) et du Michigan (États-Unis) qui fournissent donc une excuse scientifique à celles qui dénoncent le manque de fruits récoltés par leurs efforts. Publiés en ligne dans Molecular Metabolism, les résultats de leurs tests menés sur des souris en laboratoire montrent, en effet, que la POMC n’a pas eu le même effet sur les rongeurs mâles que sur les femelles.

L’hormone a réduit l’appétit des rongeurs femelles en provoquant un sentiment de satiété. Sur les cobayes mâles, la substance a non seulement modéré leur appétit, mais boosté leur dépense énergétique, dans l’activité physique comme au repos. Au final, les souris mâles obèses ont maigri, même en restant sédentaires.

De l’importance de prendre en compte le sexe du patient dans le traitement de lobésité

Résultats, les scientifiques en déduisent que la perte des kilos superflus s’avère plus compliquée et difficile pour une femme que pour un homme et que la POMC est bel et bien à l’origine de cette inégalité.

Grâce à cette étude, les chercheurs espèrent mettre en avant l’importance de prendre en compte le sexe du patient dans le traitement de l’obésité. Une maladie qui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), touche deux fois plus les femmes que les hommes dans certaines régions du globe.

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