Illustration piqûre de pénicilline.
Illustration piqûre de pénicilline. - FRANCOIS GUILLOT

Les médecins corréziens sont inquiets. La syphilis, une maladie sexuellement transmissible (MST) que l’on pensait jusqu’ici bel et bien disparue, fait son grand retour dans la région. Réapparue de manière sporadique dans les grandes métropoles ces quinze dernières années, la maladie s’installe aujourd’hui à Brive-la-Gaillarde.

La MST touche des quadras homosexuels, pour la plupart

Dans cette sous-préfecture de Corrèze, une quarantaine de malades ont été diagnostiqués en 2015 alors que la moyenne annuelle était auparavant de deux cas. Le Docteur Bruno Abraham, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital de Brive, tire la sonnette d’alarme en confiant ces chiffres à France Bleu Limousin.

Ses patients ? Surtout des hommes âgés d’une quarantaine d’années et, pour la plupart homosexuels, précise le Docteur Bruno Abraham. Et d’expliquer ce retour en force de la MST par « un relâchement dans le port du préservatif » ou un mode de transmission beaucoup plus rapide que celui du sida par exemple (un simple contact prolongé suffit).

Une simple piqûre de pénicilline suffit

Face à une telle explosion des cas de syphilis, les autorités sanitaires ont réagi en insistant sur le dépistage. Car si la MST se transmet très facilement, « une simple piqûre de pénicilline suffit pour en guérir », rappelle le Docteur Abraham. Ceci à condition que l’injection soit réalisée au « tout début du développement de la maladie ».

Pour faire face à cette explosion des cas de syphilis, un centre d’information et de dépistage des maladies sexuellement transmissibles (CEGIDD) a été créé en Corrèze afin que les patients soient diagnostiqués et soignés le plus tôt possible.

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