Une patiente en attente d'un dépistage du cancer du sein, le 3 octobre 2013 à Bordeaux.
Une patiente en attente d'un dépistage du cancer du sein, le 3 octobre 2013 à Bordeaux. - SERGE POUZET/SIPA

Une « erreur de latéralité sur la prescription lors d’une radiothérapie ». Voilà comment l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) qualifie, dans son rapport du 14 janvier, l’incident dont a été victime une patiente soignée pour un cancer du sein à l’hôpital intercommunal de Créteil (Val-de-Marne).

En fin d’année dernière, la malade a en effet suivi 22 séances de rayons et toutes ont été dispensées du mauvais côté.

Des rougeurs sur le côté non-malade du torse de la patiente

C’est le mari de la malheureuse patiente qui a donné l’alerte le 6 novembre, lors de la 23e séance, s’inquiétant de voir des rougeurs sur le côté non-malade du torse de sa femme.

Pour le professeur Housset, chef du pôle spécial cancer de l’établissement interrogé par Le Parisien, c’est un « terrible concours de circonstance » qui a mené à un tel dysfonctionnement. « La patiente présentait des troubles cognitifs insoupçonnés et n’avait pas de syndrome tumoral sur le sein », a expliqué le médecin.

Un incident « significatif mais aux conséquences modérées »

Des leçons ont été tirées de l’incident « significatif mais aux conséquences modérées » d’après le Docteur Housset. Le dossier médical sera désormais disponible pour tous les intervenants, dont les manipulateurs en radiothérapie et un effort sera fait en matière de communication entre les divers acteurs, y compris l’entourage des malades.

La victime de cette surprenante erreur, ne gardera pas, elle, de séquelles et a terminé son traitement « normalement ». C’est-à-dire du bon côté.

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