Un homme se lève la nuit pour manger. Illustration
Un homme se lève la nuit pour manger. Illustration - LELLUCH/WPA/SIPA

En pleine nuit, quand la cuisine est plongée dans le noir, l’ouverture du frigo s’apparente à une petite illumination pour notre estomac. Mais beaucoup moins pour notre cerveau apparemment. Le paquet de gâteau destiné à combler votre petit creux de 3h du matin aurait des effets délétères sur nos capacités cognitives, selon l’étude des chercheurs de l’université de Californie.

Selon leurs conclusions publiées dans la revue eLife, manger à des heures normalement consacrées au sommeil pourrait modifier la physiologie du cerveau. « Le sommeil est important pour la santé et le développement des fonctions cognitives », indiquent les auteurs de l’étude. « Malheureusement, beaucoup de gens vivent dans un environnement où leur système circadien est perturbé par des repas inappropriés. »

La zone de l’hippocampe concernée

En observant des modèles souris, ils ont étudié l’impact de ces prises de repas nocturnes, entre deux ronflements, sur les fonctions d’apprentissage et de mémoire. La zone de l’hippocampe est donc concernée dans le cerveau. L’expérience a été menée pendant deux semaines sur deux groupes de souris alimentées à des heures différentes, les unes de jour, les autres de nuit, mais soumises à autant d’heures de sommeil.

Le groupe nourri de nuit a donc présenté plus de réveils nocturnes, ce qui a affecté certaines protéines du cerveau, dont l’une est impliquée dans les fonctions d’apprentissage et de mémoire. « Ce désalignement circadien chronique entraîne une réduction de l’hippocampe. Nos résultats suggèrent que les horaires des repas ont des effets profonds sur la physiologie de l’hippocampe », soulignent les scientifiques. La nuit prochaine, la tablette de chocolat restera donc dans le placard.

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