Illustration salle de shoot.
Illustration salle de shoot. - Petros Giannakouris/AP/SIPA

Malgré la controverse qu'elles suscitent, les premières «salles de shoot» seront ouvertes à Paris et Strasbourg dès le premier trimestre 2016, et une autre interviendra à Bordeaux au cours de l'année, selon un rapport parlementaire rendu public mercredi.

Le principe de l'expérimentation des salles de consommation à moindre risque a été adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat en première lecture. Le texte est actuellement en fin de discussion au Parlement. Il prévoit une expérimentation de six ans à compter de la date d'ouverture de la première salle.

«Un démarrage est prévu à Paris (à proximité de l'hôpital Lariboisière) et Strasbourg dès le premier trimestre 2016, et à Bordeaux au cours de l'année 2016», a précisé mercredi le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques dans son rapport sur la mise en oeuvre des conclusions présentées en novembre 2014 par deux députés sur «l'évaluation de la lutte contre l'usage de substances illicites».

Reçus par des professionnels de santé

Ces salles, destinées à des toxicomanes très désocialisés pour éviter qu'ils se droguent dans la rue, ne pourront accueillir que des usagers majeurs, qui apporteront leur propre produit pour leur seule consommation sur place, sous supervision d'une équipe de professionnels de santé.

Dans leur rapport de 2014, la députée socialiste Anne-Yvonne Le Dain et le député LR Laurent Marcangeli divergeaient sur le sujet. La première était favorable à ces salles, tandis que le second refusait leur ouverture.

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Constatant que la politique de prohibition adoptée par la France depuis 1970 n'a pas empêché la hausse de la consommation de drogues, les deux auteurs, s'étaient par contre accordés «a minima» sur le principe de transformer le délit d'usage de cannabis en une contravention de troisième classe (d'un montant maximal de 450 euros).

Mais l'idée, adoptée au Sénat, a été supprimée par l'Assemblée, qui attend des propositions gouvernementales, note le comité d'évaluation, précisant qu'un groupe de travail mandaté par le Premier ministre examine «une éventuelle réforme».

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