Illustration d'une personne diabétique en train de contrôler sa glycémie.
Illustration d'une personne diabétique en train de contrôler sa glycémie. - GUSTAFSSON/LEHTIKUVA OY/SIPA

Rien qu’en France, le diabète touche plus de 3 millions de personnes. Et bouleverse le quotidien des patients. Pour leur faciliter la vie, de nouveaux dispositifs high-tech font leur apparition. A l’occasion de la Journée mondiale du diabète ce 14 novembre, 20 Minutes fait le point sur les dernières innovations qui devraient changer le quotidien des personnes diabétiques.

Un lecteur de glycémie connecté pour en finir avec le carnet de suivi

Il a gagné le Prix de l’objet connecté de l’année 2015. Avec son design de poche en forme de goutte, le dispositif d’autosurveillance glycémique iHealth Align permet de faciliter la prise de mesures et le suivi de sa glycémie.

Comme avec un lecteur classique, la personne diabétique se pique le doigt avant de mettre une gouttelette de sang sur la bandelette, placée sur le dispositif iHealth. Le lecteur, lui, se branche sur la prise jack de son smartphone ou de sa tablette. Une appli dédiée permet l’affichage instantané des résultats sur son écran, le suivi des données sous forme de graphiques, le stockage de l’historique et la gestion de son matériel (date d’expiration des bandelettes, etc.).

Un capteur cutané pour contrôler sa glycémie sans se piquer

Ce capteur pourrait bien changer la vie de millions de personnes diabétiques, obligées de se piquer le doigt plusieurs fois par jour pour contrôler leur glycémie. Avec le dispositif d’autosurveillance FreeStyle Libre, fini les piqûres, il n’y a qu’à se scanner.

Le système se compose d’un capteur de la taille d’une pièce de 2 €, à poser derrière le haut du bras. D’une durée de vie de 14 jours, il est muni d’un petit filament inséré sous la peau et mesure en permanence le taux de glucose. Le lecteur, de la taille d’un smartphone, permet de scanner même à travers les vêtements les données recueillies par le capteur. Il enregistre la glycémie, garde en mémoire les données des 90 derniers jours et les présente sous forme de courbes et graphiques. Seul point négatif : son prix, mais le fabricant a d’ores et déjà déposé une demande de remboursement par la Sécurité sociale.

Un test salivaire pour détecter le diabète avec un smartphone

Ce n’est encore qu’un prototype, mais il pourrait révolutionner la détection du diabète dans les pays défavorisés. Les chercheurs de l’Institut technologique de Monterrey (Mexique) travaillent sur ce dispositif « aussi simple qu’un test de grossesse », estime le Dr Marco Antonio Rite Palomares, coordinateur de ce projet mexicano-américain.

Si le mystère plane encore autour du dispositif, ses concepteurs ont fourni son mode d’emploi. Une microcartouche contenant un échantillon de salive est intégrée dans un smartphone et si la personne testée souffre de diabète de type 2, un composé présent dans la salive réagit en devenant fluorescent, grâce à une réaction enzymatique. « Nous voulions un outil qui puisse identifier un biomarqueur dans un échantillon de salive et qui soit capable d’émettre une lumière fluorescente, explique le chercheur, de façon à ce que la caméra d’un téléphone portable l’enregistre ».

Un capteur de glucose pour adapter son alimentation

Autre projet à l’étude, le capteur de glucose Sano mesure en temps réel la glycémie et permet à son porteur d’adapter son alimentation à son taux de sucre dans le sang à chaque repas.

Le dispositif, qui analyse la composition sanguine, ne nécessitera pas d’aiguille. Les résultats sont transmis à son smartphone grâce à une appli, capable de « vous renseigner sur le meilleur moment pour manger, le type d’aliments et la quantité idéale », explique Ashwin Pushpala, ingénieur biomédical et fondateur de cette start-up américaine.

Une semelle pour éviter de se blesser les pieds

La semelle orthopédique connectée FeetMe, actuellement expérimentée par la Fédération Française des Diabétiques, vise à mesurer la pression plantaire et prévenir les risques de lésions chez les patients diabétiques. Les données peuvent ensuite être lues en temps réel des données, grâce à une appli.

Chaque année et rien qu’en France, le diabète est la cause de 8.000 amputations.

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