SIDA- Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS, réagit à la découverte de trois gènes qui pourraient jouer un rôle important dans la réponse, très variable, des individus infectés par le VIH...
Trois gènes pourraient jouer un rôle important dans la réponse, très variable, des individus infectés par le VIH. C’est ce qu’expliquent les travaux d'une équipe internationale de chercheurs, publiés jeudi dans «Science ».
En travaillant sur le génome de 500 individus atteints du sida, les chercheurs ont découvert que certains patients, capables de lutter naturellement contre la maladie, présentaient trois gènes fortement impliqués dans le mécanisme de résistance à la maladie.
Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS (Agence nationale de recherches sur le sida), a expliqué à 20minutes.fr que, «trouver le gène qui contrôle la maladie permettrait de connaître les profils particuliers, donc de repérer le type de patients et de faire évoluer leur maladie lentement». En effet, la capacité du système immunitaire à combattre le virus au début de l'infection est en rapport avec la vitesse à laquelle la maladie évoluera vers le sida.
L’ANRS a mené sa propre étude sur le sujet avec un groupe de chercheurs néerlandais. Les résultats devraient tomber fin octobre. «Cette étude, qui dissèque le génome humain, est très attendue, a ajouté Jean-François Delfraissy. Si des gènes qui contrôlent la réponse humanitaire sont mis en évidence, ils pourraient permettre l’élaboration d’un vaccin. Contrôler la réponse immunitaire, c’est ce que l’on demande à un vaccin. C’est la stratégie même d’un vaccin.
S. L'Hénoret