Une patiente en attente d'un dépistage du cancer du sein, le 3 octobre 2013 à Bordeaux.
Une patiente en attente d'un dépistage du cancer du sein, le 3 octobre 2013 à Bordeaux. - SERGE POUZET/SIPA

Doubler la durée hebdomadaire d’activité physique pour une femme ménopausée pourrait lui permettre de mieux prévenir le risque de cancer du sein. Voilà ce que vient de démontrer une équipe de chercheurs de l’Alberta Health Services à Edmonton (Canada) qui ont, par ailleurs, établi que le taux de graisse corporelle était associé à un risque accru de développer un cancer du sein après la ménopause.

Moins de risques de contracter la maladie

Publiés dans la revue Jama Oncology, les résultats de leur étude confirment donc que si passer de 150 à 300 minutes de sport par semaine (soit 5 heures) réduit la masse graisseuse, en particulier chez les femmes obèses, cette activité sportive plus intense a, de fait, un impact sur les risques de contracter un cancer du sein chez la femme ménopausée. Lequel ? Il les réduit tout simplement.

« Une association probable entre l’activité physique des femmes ménopausées et risques de développer un cancer du sein est soutenue par plus de 100 études épidémiologiques qui soutiennent l’hypothèse que la perte de graisse est un important médiateur de cette association même si ce n’est pas le seul, souligne dans Jama Oncology le Pr Christine Friedenreich, qui a dirigé ces recherches. Notre étude nous fournit donc des éléments pour encourager les femmes ménopausées à faire au moins 300 minutes d’activités sportives par semaine. »

 

*Les chercheurs ont suivi pendant 12 mois 400 femmes ménopausées, sans maladie, âgées de 50 à 74 ans avec un indice de masse corporel (IMC) compris entre 22 et 40 en les séparant en deux groupes. Le premier groupe devait faire 150 minutes d’exercices par semaine et le second, 300 minutes. Les activités choisies étant le tapis de course et le vélo elliptique.

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