«Nash», cette cirrhose venue du sucre qui inquiète les médecins

SOCIETE Ce syndrome du «foie gras» ne dispose d'aucun traitement spécifique...

20 Minutes avec agence

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Eliminer le sucre de son alimentation aurait de multiples bienfaits.

Eliminer le sucre de son alimentation aurait de multiples bienfaits. — OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA

Consommer de manière régulière des boissons et des aliments sucrés ou riches en graisses saturées pourrait entraîner des lésions du foie. Et en s’accumulant dans les hépatocytes (cellules du foie), ces blessures peuvent évoluer en cirrhose.

Un premier symposium franco-américain consacré à la maladie

Une cirrhose baptisée « Nash », pour « hépatites non alcooliques stéatosiques » (ou « Non alcoholic steato hepatitis », en anglais), qui gagne du terrain chez une population de plus en plus sujette à l’obésité et qui inquiète fortement les médecins.

Les praticiens ont d’ailleurs sonné l’alerte, ce jeudi à Paris, lors d’un premier symposium franco-américain consacré à la maladie (à l’Institut Pasteur jusqu’à ce soir). Avant eux, début juin, la revue Journal of Hepatology avait déjà relayé ces inquiétudes et remarqué que « Nash » avait creusé son lit dans les « foies gras » de millions de consommateurs versant du côté des mauvaises habitudes alimentaires et de la malbouffe.

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50 % de la population pourrait souffrir de la maladie d’ici 2030

On y apprenait également que des chercheurs de la Tufts University de Boston (Etats-Unis) s’étaient aperçus que les plus gros consommateurs de boissons sucrées avaient effectivement 55 % plus de risques d’être touchés par « Nash », cela sans que leur âge, leur sexe, leur indice de masse corporelle (IMC) ou leur mode de vie n’influencent ces résultats.

Cette étude sanitaire devait faire réagir nos voisins d’outre-Atlantique où 30 % de la population serait touchée par le syndrome du « foie gras », qui peut également évoluer en cancer hépatique lorsqu’il se transforme en cirrhose. Mais Nash traverse les frontières et dans le monde, alors que le nombre de cas aurait déjà doublé entre 1988 et 2013, les chercheurs estiment que 50 % de la population pourrait souffrir de la maladie d’ici 2030. Et pour le moment, selon les médecins réunis à Paris, elle ne dispose d’aucun traitement spécifique.

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