L'activité physique est désormais prescrite sur ordonnance

SOCIETE Le programme concerne notamment les personnes souffrant de maladies chroniques...

20 Minutes avec agence

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Pourquoi dit-on que le sport fait du bien?

Pourquoi dit-on que le sport fait du bien? — 20 minutes - Magazine

Une heure de marche deux fois par semaine, c’est ce qui pourrait bientôt vous être prescrit par votre médecin. En effet, depuis le 10 avril dernier, un amendement de la loi santé voté par les députés autorise les médecins à prescrire des activités physiques.

Concrètement, le médecin traitant pourra, si besoin, donc prescrire une activité physique à ses patients, notamment ceux souffrant de maladies chroniques et/ou d’affections longue durée (ALD). Le sport, qui pourra soit substituer soit compléter le traitement du malade, devra être adapté aux capacités physiques ainsi qu’à la pathologie de celui-ci.

Par ailleurs, les risques médicaux relatifs à la pratique d’une activité physique devront également être pris en compte lors de la prescription. L’amendement Fourneyron précise également que les organismes dispensant ces activités seront labellisés par l’Agence régionale de santé (ARS) et les services de l’État compétents.

Un dispositif déjà expérimenté depuis 2012

Depuis 2012, la ville de Strasbourg, pionnière, a mis en place un dispositif en ce sens. Baptisé « sport santé sur ordonnance », le programme s’adresse principalement à des personnes souffrant d’obésité, de diabète ou encore d’hypertension.

Le programme, qui compte actuellement 900 bénéficiaires, accueille 30 à 40 personnes supplémentaires depuis le mois de janvier. Depuis le début de l’année, près de 170 médecins généralistes strasbourgeois ont prescrit du sport à leurs patients

Des activités physiques adaptées au profil du patient

Suivant l’exemple de Strabourg, Biarritz s’est aussi lancé dans l’aventure. Dans le détail, les médecins remettront aux patients un podomètre (afin de compter le nombre de pas effectués par le patient chaque jour) ainsi qu’un livret comportant plusieurs questionnaires à compléter. Au bout d’un mois, les praticiens proposeront aux patients des activités physiques adaptées comme le vélo, la marche ou la gymnastique précise France Info.

Cité par la radio, Gérard Saillant, le président de l’association Biarritz sport santé qui finance l’entretien avec les médecins au cours du parcours passeport – santé, explique que « toutes les activités sont bonnes à condition qu’elles soient bien prescrites. C’est le rôle du médecin qui connaît son patient. C’est le rôle aussi de l’éducateur sportif qui connaît le monde sportif qui est autour de lui. Et c’est en fonction de ces éléments, médical et sportif, qu’il est en mesure de le guider sur une activité physique. »

Début mai, l’OMS avait dénoncé dans un rapport la situation de l’Europe, confrontée selon ses prévisions, à une véritable épidémie d’obésité d’ici à 2030.

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