Les opérations menées au sein du bloc-opératoire sont assistées par ordinateur.
Les opérations menées au sein du bloc-opératoire sont assistées par ordinateur. - CHU DE RENNES / L.Després

Greffer une tête sur le corps d'un autre patient, c'est le défi que s'est lancé Sergio Canavero, neurochirurgien à Turin. En 2013, l'Italien avait déjà publié un article dans la revue Surgical neurology International estimant que le projet fou serait «réalisable» d'ici 2017.

«Docteur Frankenstein»

Mais aujourd'hui, le neurochirurgien affirme déjà qu'il serait en mesure de réaliser cette prouesse. «Je pense que nous sommes arrivés à un point où tous les aspects techniques sont réunis pour que cela soit possible», vient de déclarer le professeur à la revue New Scientist, qui a publié ses travaux. Et au micro d'RTL, celui que les médias italiens surnomment déjà «Docteur Frankenstein» précise qu'il aurait mis au point, après trente années de recherche, une technique permettant «enfin de reconnecter la moelle épinière» entre le donneur et le receveur.

Dans le détail, l'utilisation de polyéthylène glycol, connu pour ses capacités de développement des cellules de moelle épinière, associé aux électrodes aiderait les deux moelles épinières à «fusionner». Et, cité par France Soir, Sergio Canavero affirme qu'une congélation des cellules du donneur et du receveur permettrait de conserver les cellules de la tête du receveur et du corps du donneur, qui ne peuvent pas survivre sans oxygène.

Déjà des volontaires

Le neurochirurgien, qui compte présenter ses recherches, en juin prochain, lors du 39e congrès annuel de l'Académie américaine des chirurgiens neurologiques et orthopédiques à Annapolis (Etats-Unis), affirme que des volontaires «atteints de dystrophie musculaire, tétraplégiques ou encore transsexuels» se sont fait connaître. Cela alors que, selon  RTL toujours, une équipe médicale de 150 personnes devrait être mobilisée pour réaliser cette opération estimée à 10 millions d'euros.

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