Le prix maximal de la quasi-totalité des marques de paracétamol, dont le Doliprane, baissera de 1 centime à partir du 2 janvier, à 1,94 euro par boîte, avant une nouvelle baisse de 4 centimes programmée au 1er novembre.
Le prix maximal de la quasi-totalité des marques de paracétamol, dont le Doliprane, baissera de 1 centime à partir du 2 janvier, à 1,94 euro par boîte, avant une nouvelle baisse de 4 centimes programmée au 1er novembre. - Mychele Daniau AFP

Avant d'aller réveillonner, voici sans doute une information essentielle : le prix de la quasi-totalité des marques de paracétamol, dont le Doliprane, va baisser de 1 centime à partir du 2 janvier, avant une nouvelle baisse de 4 centimes programmée au 1er novembre.

Il sera trop tôt pour profiter de cette baisse dès le premier jour de la nouvelle année, une baisse qui n'a rien de spectaculaire mais qui résulte d'un long bras de fer entre le gouvernement et les laboratoires pharmaceutiques, en particulier le français Sanofi et l'américain Bristol-Myers Squibb (BMS).

Fin d'un monopole pour Sanofi et BMS ?

Les deux entreprises accaparent l'essentiel d'un marché d'environ 500 millions de boîtes de paracétamol vendues en pharmacie, la première avec son incontournable Doliprane, la seconde avec les marques Efferalgan et Dafalgan.

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait ouvert les hostilités fin 2013, en lançant une procédure visant à inscrire la molécule au répertoire des médicaments génériques, qui favoriserait les fabricants de copies au détriment des producteurs originaux.

L'Autorité de la concurrence jugeait même cette mesure «nécessaire»: en 2012, pour le seul Doliprane, les 190 millions de boîtes délivrées sur prescription ont coûté 276 millions d'euros à l'Assurance maladie.

40 à 50 millions d'économies pour la Sécu

La baisse du prix des médicaments à base de paracétamol n'est cependant pas exceptionnelle, de nombreuses pharmacies proposant déjà des prix inférieurs, au comptoir ou sur internet, en rognant sur leur propre marge ou en répercutant les remises que leur accordent les laboratoires ou les grossistes.

Cette mesure génèrera tout de même plusieurs dizaines de millions d'euros d'économies pour l'Assurance maladie, le paracétamol étant la molécule la plus vendue en officine, en nombre de boîtes comme en chiffre d'affaires.

Selon Philippe Besset, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF, majoritaire chez les pharmaciens d'officine), les baisses de prix sur le paracétamol épargneront à la sécurité sociale «40 à 50 millions d'euros» de dépenses en 2015.

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