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Illustration - VALERY HACHE / AFP

«Le bonheur ne consiste pas à acquérir et à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre.» Si cela peut les réconforter, certaines femmes devraient plus souvent relire Epictète. Car selon une étude Ifop* commandée par un site de webcams coquines, près de 8 femmes sur 10 souffrent de dysorgasmie, ou troubles de l’orgasme pendant une relation sexuelle.

Au cours des douze derniers mois, 79% des Françaises sexuellement actives admettent avoir eu «des difficultés à jouir», indique l’étude, soit sensiblement plus que ce que l’Inserm avait mesuré en 2006 (63%) dans le cadre d’une enquête réalisée par téléphone. Au cours des 3 derniers mois, moins d’une femme sur deux (43%) estime avoir ressenti au moins un orgasme par semaine. Parmi elles, seules 6% déclarent avoir joui «tous les jours ou presque».

Une conséquence: la simulation

Cette étude réalisée en amont de la journée mondiale de l’orgasme le dimanche 21 décembre, révèle également que ces difficultés à jouir poussent une majorité de femmes à simuler régulièrement l’orgasme: près des deux tiers des Françaises (63%) admettent avoir déjà feint l’orgasme avec un partenaire au cours de leur vie, sachant que près d’une sur dix admet que cela leur est arrivé «souvent» (9%). Des chiffres qui tombent à 52% et 9% quand les femmes sont en couple, sous entendu avec un partenaire régulier.

Enfin, en analysant les positions sexuelles des femmes interrogées, l’étude fait du missionnaire la position la plus efficace pour atteindre l’orgasme féminin puisque  près des trois quarts des femmes l’ayant déjà pratiqué (72%) en ont «facilement». Arrivent ensuite les positions où la femme est au-dessus de l'homme: l’andromaque, où la femme est assise sur l’homme (58%), le gaufrier, où la femme est allongée sur l’homme (57%). Grosse déception en revanche pour la levrette qui termine au pied du podium avec un petit score de 53%.

* Echantillon de 1006 femmes, représentatif de la population féminine française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (âge, profession de la personne interrogée, état matrimonial légal, statut marital) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 25 au 27 novembre 2014.

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