Transmis par un moustique, le chikungunya provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires
Transmis par un moustique, le chikungunya provoque de fortes fièvres et des douleurs articulaires - Christophe Simon AFP

Le chikungunya continue sa progression en Polynésie Française. Le dernier bulletin de la veille sanitaire, publié ce lundi, estime à 18 352 le nombre de personnes ayant consulté un médecin pour des cas de chikungunya. Et ce depuis le début de l'épidémie déclarée la seconde semaine d'octobre.

Mais le pic n’est pas encore atteint selon l'autorité sanitaire, et une trentaine de nouveaux cas sont consultés par jour. Alors que 94% de ces derniers sont déclarés sur Tahiti et Moorea. Sur ces deux îles, les consultations augmentent chaque semaine et ont atteint les 6.000 à Tahiti la semaine dernière (40.000 dans tout le pays).

Partout dans l'archipel

Le bulletin hebdomadaire fait état d'une augmentation sensible de l'épidémie aux Iles sous le Vent qui passent en phase 4 -la plus importante-, indiquant, désormais, une circulation du virus partout dans l'archipel polynésien.

Pour rappel, la semaine dernière le nombre de décès liés à l'épidémie a été relevé à quatre, par l'agence de veille sanitaire. Parmi les personnes décédées, un homme âgé de 80 ans et un nouveau-né d'à peine huit jours. Le dernier bilan fait également état de 159 hospitalisations de plus 24 heures, 35% d'entre elles concernant des femmes enceintes.

Sur Rapa Nui et dans les Caraïbes

A noter qu'un cas de chikungunya a été identifié sur l'île de Pâques, le 18 novembre. Selon Polynésie 1ère, Rapa Nui a, depuis, signalé le développement de trois cas autochtones suspects. 

Dans les Caraîbes-Amérique, où l'épidémie a commencé à Saint-Martin et gagné la Floride puis le Mexique, les autorités sanitaires estiment à près de 900.000 le nombre de cas évocateurs du virus, répartis sur 40 territoires.

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