Les cigarettes électroniques plus cancérigènes que le tabac?

Etude Les vapeurs absorbées par les fumeurs d'e-cigarettes contiennent souvent du formol, considéré comme favorisant les cancers, relèvent des chercheurs japonais...

20 Minutes avec agences

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Un vapoteur de cigarette électornique

Un vapoteur de cigarette électornique — Nam Y. Huh

Les vapeurs de cigarettes électroniques contiennent des substances cancérigènes, en quantités parfois bien supérieures à la fumée de tabac. C'est le constat dressé par des chercheurs japonais qui, dans un document brut, sans conclusion définitive, soulignent que les vapeurs absorbées contiennent entre autres souvent du formaldéhyde, un composé aussi appelé formol considéré comme favorisant les cancers, de l'acroléine, du glyoxal (ou éthanedial) ou encore du méthylglyoxal et de l'acétaldéhyde (ou éthanal).

10 fois plus de formol que dans une cigarette traditionnelle

«Pour une des marques analysées, l'équipe de recherche a trouvé un niveau de formaldéhyde qui a atteint jusqu'à plus de dix fois celui contenu dans une cigarette traditionnelle», a expliqué à l'AFP le chercheur Naoki Kunugita qui a dirigé l'étude. 

Ce taux n'est toutefois pas constant, «il varie au cours de l'expérience et s'élève particulièrement en cas de surchauffe du fil résistif intégré».

Des taux qui varient selon les marques

Pour les autres substances, les concentrations n'atteignent pas de tels niveaux, selon les données communiquées qui montrent surtout des écarts très importants entre les différents produits et selon les conditions d'usage.

«Les taux varient grandement d'une marque à l'autre et même pour une même marque d'un échantillon à l'autre», ont, cependant, souligné les chercheurs qui ont mesuré les concentrations de ces différentes substances pour diverses marques (non citées) de cigarettes électroniques.

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Pour rappel, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé, en août, d'interdire la vente des cigarettes électroniques aux mineurs et leur usage dans les lieux publics fermés, estimant que celles-ci présentaient un «grave danger» pour l'adolescent et le fœtus.

Méthodologie

Ce rapport de l'Institut national de la santé publique a été remis, ce jeudi, au ministère japonais de la Santé qui se demande, à l'instar de ses homologues d'autres pays, dans quelle mesure il est nécessaire de réguler l'usage des cigarettes électroniques employant des liquides parfumés. Les tests ont été réalisés avec une machine qui effectue à chaque fois une série identique de 15 bouffées, à dix reprises, à partir de la même cartouche, avec des pauses.