La plaine de Baud perd ses jardins

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Publié le 19 mai 2011.

Environnement La mairie de Rennes va racheter les terres polluées situées en zone inondable

Les jardins familiaux de la plaine de Baud disparaîtront d'ici 2013. La municipalité vient de l'annoncer, arguant que les terres sont polluées et situées dans une zone inondable. Un grand espace vert sera aménagé à la place. « Le passé industriel de la plaine a laissé des traces de métaux lourds dans les sols. Nous avions d'abord envisagé d'apporter des tonnes de terre saine pour résorber la pollution. Mais la préfecture a classé la zone dans son plan de prévention des risques inondations. Apporter de la terre ne servirait à rien », regrette Jean-Luc Daubaire, adjoint à l'écologie urbaine. Désormais, toute construction y est donc interdite, y compris les petites cabanes de jardin.

Coup dur pour les jardiniers
Créés entre les deux guerres, ces parcelles étaient destinées aux ouvriers. « Ils font partie du patrimoine de la ville », résume l'élu, qui s'est dit « attristé » d'avoir à prendre cette décision. Chez les locataires, la nouvelle passe mal. « Ça fait 24 ans que je mange mes légumes et je me porte très bien », lâche un retraité. « Ça fait des années qu'ils nous parlent d'une fermeture, mais je pensais qu'on avait 4 ou 5 ans devant nous. » Stéphane, la trentaine, entretient sa parcelle depuis septembre. « Je trouve ça aberrant. Ici les légumes nous coûtent dix fois moins chers et sont dix fois meilleurs ! »

Pas de « relogement »
Ce mercredi, il est venu pique-niquer avec ses enfants et prendre l'air. « C'est un échappatoire pour eux. Au moins ils savent à quoi ressemble un plan de patate ! » La ville rachètera les terres aux propriétaires, mais n'envisage pas de « reloger » les jardiniers. « J'espère que les propriétaires des terrains réinvestiront dans la ville », poursuit Jean-Luc Daubaire. Les élus réfléchissent à plusieurs sites pour implanter des petits jardins familiaux. « On verra selon le niveau de demande. » Elle est déjà énorme puisqu'il faut attendre plus de deux ans pour obtenir une petite parcelle dans les jardins de la ville.

Camille Allain
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