Bretagne: Découvrez quatre Instagramers qui font la promo de la région (et gratuitement)

TOURISME La région a une belle cote sur les réseaux sociaux...

Camille Allain

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Les photos de la Bretagne publiées sur Instagram.

Les photos de la Bretagne publiées sur Instagram. — Gautierbzh / Santadenn / Matthieu Venot / Murielleetc

  • La région Bretagne compte un important réseau d'Instagramers.
  • Ils font la promotion de la région sur les réseaux sociaux.
  • La région a profité d'une belle saison touristique en 2017.

Après un été 2016 en berne, la Bretagne a vécu une belle saison touristique 2017. L’effet LGV ? Peut-être. Pour se montrer la région a matraqué tous les réseaux de communication, dépensant des centaines de milliers d’euros en publicité. Forte de son identité, la Bretagne peut aussi compter sur une communication solide. Celle des Instragamers.

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Ils ont des comptes qui empilent des dizaines de milliers d’abonnés sur Instagram. Ces Bretons installés aux quatre coins de la région publient au quotidien des images superbes mettant en valeur leur terre. Une aubaine pour les instances touristiques. Nous en avons interrogé quatre, plus ou moins suivis, mais tous talentueux.

Matthieu Venot, 90.000 abonnés

Cet ancien ingénieur du son est arrivé à Brest en 2008 « pour souffler », après 20 ans passés à Paris. Il attendra cinq ans et la naissance de son fils pour se mettre à Instagram. « J’ai commencé à me balader dans la ville à pied ou à vélo. Je voulais montrer une image de Brest qui change. J’aime cette ville, je m’y sens bien. Je voulais lui donner de la couleur ». Pendant un an, Matthieu Venot photographie avec son téléphone, avant « d’apprendre la photo » et d’investir dans du matériel pro « pour pouvoir zoomer ». Quatre ans après, son compte Instagram affiche près de 90.000 abonnés. « La Bretagne est porteuse, c’est une communauté ». Le Brestois de 38 ans en a même fait son métier et réalise des photos pour des marques, en vend aussi à quelques particuliers. « Je ne me sens pas photographe. Plutôt artiste ».

Murielle etc, 70.000 abonnés

Elle est installée sur la Côte de granit rose (Côtes d'Armo), où la mer n’a jamais la même couleur. Dans ses photos, Murielle montre au moins 50 nuances de gris, beaucoup dd bleu aussi. « J’ai démarré en mai 2014. La photo a toujours été l’une de mes passions. Une amie, qui était sur Instagram, m’a convaincue d’essayer. Et je me suis prise rapidement au jeu ». Ancienne photographe (de voitures…) à Paris, Murielle y voit un moyen de partager sa passion, mais aussi « de découvrir des photographes et artistes de talent, et d’échanger avec certains ». Et les 70.000 abonnés à son compte ? « Il faut relativiser. Seul un très petit pourcentage des abonnés voient mes photos chaque semaine depuis que c’est l’algorithme d’Instagram qui décide ce que chacun doit voir dans son flux et dans quel ordre.

Santadenn, 5.000 abonnés

Grégory Mignard est un photographe professionnel et l’assume. Sur Instagram, ses clichés d’aventure publiés sous le nom Santadenn donnent des envies de voyage. « J’étais photographe avant Instagram et je le serai toujours après ! Instagram est un outil parmi d’autres, c’est probablement la plus tendance du moment, mais demain, ça sera peut-être autre chose ». Du surf, de la mer, de la pêche, mais aussi d’incroyables photos de randonnées en montagne. « Je me suis rendu compte que mes choix de photos étaient dictés par une tendance d’image, celles que les followers attendent, celles qui ramènent du like ! Récemment, je me suis rendu compte qu’il était devenu compliqué d’identifier un photographe juste par son style tellement Instagram a standardisé les clichés. J’ai décidé de publier ce qui me plaît plutôt que par stratégie du like ». Le résultat est superbe.

Gautierbzh, 10.000 abonnés

Il s’appelle Gautier Normand. Et pourtant son credo, c’est la Bretagne. Installé à La Trinité-sur-Mer, Gautier, 20 ans à peine, connaît Instagram depuis cinq ans. Il y a deux ans, il s’est acheté un appareil photo pour s’essayer. « Je n’y connaissais rien. J’ai regardé des tutos sur le web sur mon temps libre ». Avec ses 10.000 abonnés, le jeune homme commence à attirer les marques, qui veulent faire de lui « un influenceur ». « Je ne dis pas non mais je veux garder le plaisir de faire des images. Ne pas faire la course aux abonnés. Passionné, le jeune homme s’est même récemment acheté un drone, pour s’essayer au format vidéo.

Le raté…

Il y a aussi des ratés sur Instagram. On citera par exemple le compte WeheartRennes. Géré par la société Booking, il est inactif mais très suivi et met régulièrement en valeur la capitale bretonne. Mais balance aussi des photos de Reims, Lille ou de la rue de Rennes, à Paris…

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