Ligue 1: «Je n’arrive pas au Stade Rennais pour tout révolutionner», assure Sabri Lamouchi

INTERVIEW Le nouvel entraîneur du SRFC entend conserver certains membres déjà en place…

Propos recueillis par Jeremy Goujon

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Sabri Lamouchi au Roazhon Park, le 9 novembre 2017.

Sabri Lamouchi au Roazhon Park, le 9 novembre 2017. — D. Meyer / AFP

  • L’ancien milieu de terrain international est le 11e entraîneur différent de l’ère Pinault.
  • Le « héros de la journée », dixit le nouveau président Olivier Létang, parle de Rennes comme d’un « club prestigieux ».

Après avoir dirigé sa première séance d’entraînement à la Piverdière, le nouvel entraîneur du Stade Rennais Sabri Lamouchi a été présenté aux médias, ce jeudi. Entré en contact avec le président Olivier Létang « il y a plusieurs semaines », le coach français savoure le « cadeau reçu » le jour de son 46e anniversaire.

Quel projet sportif portez-vous ?

Déjà, j’arrive dans une situation un peu particulière. Je remplace une personne pour laquelle j’ai beaucoup d’estime et de respect, en tant qu’homme et professionnel [Christian Gourcuff]. Je récupère une équipe qui a remporté ses quatre derniers matchs, qui est en pleine confiance. Elle est jeune, mais elle a du potentiel. J’ai découvert ce matin les joueurs qui sont à ma disposition, on va faire connaissance. Le projet est simple : essayer de tirer le maximum des joueurs que nous avons, donner de l’enthousiasme, de l’ambition à chacun d’entre eux, pour pouvoir vibrer ensemble.

Qu’avez-vous ressenti en foulant la pelouse du Roazhon Park (où avait lieu la conférence de presse) ?

Le stade était vide, mais il a une âme, et c’est une chance ! Moi, je suis vraiment chanceux d’être là, d’avoir fait la carrière que j’ai faite, d’être entraîneur aujourd’hui. Je suis un passionné, et quand on a la chance de faire de sa passion son métier, on le fait avec enthousiasme et plaisir.

Votre adjoint Jean-Marc Kuentz était présent ce matin à l’entraînement. Les autres membres de votre staff vont-ils suivre ?

Oui et non. J’ai la chance d’arriver dans un club où il y a une vraie institution, avec des personnes compétentes et de bonnes infrastructures, de bons joueurs. Deux personnes sont venues avec moi : Jean-Paul Ancian [préparateur physique] et Jean-Marc. Mais Grégory Gaillard [préparateur physique sous les ères Rolland Courbis et Gourcuff] restera, l’entraîneur des gardiens Olivier Sorin restera, Michel Troin [ex-adjoint de Philippe Montanier] également. J’ai besoin de leurs compétences et connaissances. Il est important de gagner du temps avec ces personnes-là.

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Cela veut dire que votre habituel coach des gardiens, Olivier Pédemas, ne viendra pas ?

Pour l’instant non, malheureusement. Mais je peux vous parler de Roberto Berghenti [agent et manager italien], qui travaille avec moi, comme d’autres. Quand vous faites une Coupe d’Afrique des nations, une Coupe du monde [avec la Côte d’Ivoire], plus une expérience au Moyen-Orient [avec les Qataris d’El Jaish], ça crée des liens. Olivier est un grand professionnel, il comprend la situation. Je ne me voyais pas assommer avec mon micro le président (sic) en disant : « Ce sera comme ça et pas autrement ». Je n’arrive pas au Stade Rennais pour tout révolutionner. Ce qui existe ici est déjà valorisé. Je veux juste m’intégrer au mieux et essayer de tirer la quintessence de toutes ces personnes pour l’intérêt du club.

On connaît le 4-4-2 immuable de Christian Gourcuff. Avez-vous également un système de jeu préférentiel ?

Je ne suis pas aussi extrême que Christian. Il m’est arrivé d’évoluer et de modifier, en fonction, parfois, de mon effectif, voire même de mon adversaire. Il y aura de la variation au fur et à mesure de la saison. Mais j’ai bien conscience d’arriver après un Monsieur qui a de grandes convictions, et il est important d’en avoir. J’en ai également. Je suis effectivement un jeune entraîneur, donc j’ai besoin d’apprendre et de me tromper, mais je le ferai toujours avec conviction et détermination. L’essentiel, c’est d’être authentique et d’avoir les idées claires.