Rennes: Pas de nouvelle grève à Keolis, les syndicats «laissent une chance à la négociation»

TRANSPORTS Les conducteurs dénoncent les conditions de sécurité qui se dégradent...

C.A.

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Illustration d'un bus du réseau Star à Rennes, le 3 février 2016.

Illustration d'un bus du réseau Star à Rennes, le 3 février 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

  • Les syndicats de Keolis Rennes dénoncent l’insécurité du personnel.
  • Deux grèves ont été organisées depuis la rentrée.
  • Des caméras ont été attribuées à des contrôleurs.
  • Les syndicats espèrent une rencontre avec la direction.

Réunis en assemblée générale, ce mercredi, les salariés de Keolis Rennes ont suspendu leur mouvement de grève. Dans un communiqué, les syndicats expliquent être « bien conscients de la gêne occasionnée pour les usagers » et ont décidé « de laisser encore une chance à la négociation » avec la direction.

« Dégradation du climat sécuritaire »

Les syndicats CGT, CFE-CGC, CFDT et UNSA ont écrit aux élus de Rennes Métropole pour les alerter « des dégradations du climat sécuritaire ». Par cette lettre, les signataires espèrent obtenir de nouveaux budgets de la part de la collectivité compétente pour les transports en commun.

>> A lire aussi: Des agents de Keolis équipés de caméras pour les contrôles tendus

Depuis la rentrée, deux journées de grève ont affecté le réseau Star les 12 septembre et 13 octobre, paralysant une bonne partie du réseau de bus métropolitain. Evoquant « l’inquiétude grandissante des salariés », les syndicats proposent la création « d’une brigade dédiée au service des transports » ou encore un renforcement des agents de médiation. La semaine dernière, un bus a été visé par un pistolet à air comprimé.

La direction de Keolis se défend, évoquant « un nombre de faits de délinquance enregistrés comparable à l’an dernier ». Plusieurs contrôleurs du Star sont désormais équipés de caméras, activées lors des contrôles tendus. « Derrière ces statistiques, il y a une personne, salarié ou usager, qui subit ces agissements », dénoncent les syndicats.