Rennes investira encore plus dans le vélo électrique, mais délaisse son Vélostar

MOBILITE Le contrat renouvelé avec Keolis a permis à la métropole d’ajuster son offre…

Camille Allain

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Les vélos électriques proposés à la location par Rennes Métropole sont très demandés.

Les vélos électriques proposés à la location par Rennes Métropole sont très demandés. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

On les voit partout. Depuis quelques années, les vélos électriques blancs de Keolis sont devenus très tendance à Rennes. Loués pour plusieurs mois ou un an, ils peuvent ensuite être achetés par les usagers à un tarif intéressant. Fière de ce succès, Rennes Métropole a décidé d’accentuer encore son effort sur l’achat de nouveaux deux-roues, afin de réduire une liste d’attente qui ne cesse de croître.

La négociation a eu lieu dans le cadre de l’étude de la nouvelle délégation de service public, attribuée jeudi soir à Keolis pour sept ans. « Ce succès est incroyable, au-delà même de nos espérances », assure Emmanuel Couet, le président de la métropole. A compter de 2018, la métropole devrait ainsi acheter 1.800 nouveaux vélos à assistance électrique (VAE) chaque année, contre 1.000 aujourd’hui. « On ne parle plus de transports en commun mais plutôt d’une offre de mobilité », embraye Jean-Jacques Bernard, l’élu chargé du dossier à l’agglomération.

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Après des débuts en trombe, la métropole en a également profité pour revoir à la hausse ses tarifs hyper attractifs. Loués à 200 euros pour un an (120 pour les abonnés Star), ces vélos de la marque vendéenne Arcade Cycles sont ensuite proposés à la vente, en échange d’un chèque de 569 euros.

Le VéloStar perd beaucoup de stations

Le succès du VAE de Keolis a cependant fait des dommages collatéraux. Depuis quelques années, les vélos en libre-service VéloStar ne cessent de voir leur cote de popularité baisser. La métropole a donc décidé de réduire considérablement le nombre de stations en ville, mais maintiendra son service.

A terme, Rennes n’en comptera plus que 54, contre 83 aujourd’hui. « Nous maintenons les stations les plus fréquentées. Ce sont surtout celles de l’hypercentre. Dans certaines zones, il n’y a pas un vélo qui bougeait de la semaine. Ça n’avait pas de sens », justifie Jean-Jacques Bernard.

Pour organiser son offre, la métropole entend bâtir une maison du vélo. Une version provisoire sera ouverte en 2018 rue du Puits-Mauger, avant un emménagement à la gare à la fin des travaux. Cette maison proposera notamment de la location de deux-roues à la journée, pour un week-end ou à la semaine, notamment à destination des touristes de passage.