Depuis quelques années, le festival Maintenant a pris l’habitude de se faire repérer. A l’image de ses lapins lumineux photographiés des milliers de fois l’an dernier, l’événement des cultures numériques mise cette année encore sur les expériences publiques. Dans plusieurs endroits de la ville, les habitants pourront se frotter à la technologie en se prêtant à des petits jeux inoffensifs et bons pour le moral.

Sur la place de la Mairie, les organisateurs ont par exemple installé l’exposition « Smile ». « Il suffira de sourire dans une interface pour voir un grand smiley s’illuminer sur la façade de l’opéra. C’est tout simple, mais c’est une bonne porte d’entrée sur le festival, installée sur un endroit très passant », explique Cyril Guillory, le programmateur de Maintenant.

Une peluche à venir câliner

Pour cette 17e édition, les organisateurs ne se contenteront pas de vous faire sourire. Ils veulent également voir des câlins. Dans le théâtre du Vieux Saint-Etienne, son QG pendant toute la durée du festival, Maintenant a installé « Hugues ». Ce curieux personnage rose faisant penser à un Barbapapa sera l’une des attractions de l’événement. « C’est une sorte de peluche qu’il faut prendre dans ses bras. Il réagit à la chaleur quand on le câline, c’est très curieux », poursuit Cyril Guillory qui en a fait son « coup de cœur » de cette édition.

D’abord connu sous le nom de Cultures Electron i [k] et souvent perçu comme un festival pointu, Maintenant s’est doucement taillé une place dans l’agenda rennais. Pendant cinq jours, le festival proposera des dizaines de rendez-vous mêlant soirées électro, brunch et expériences numériques farfelues.

On citera en vrac le curieux dôme Diomon installé dans l’école des Beaux Arts, ou le mix du DJ NSDOS, qui compose en hackant des réseaux. Ou encore l’œuvre ADA, une sphère qui dessine au fusain dans une grande boîte quand on la bouge… Vous avez dit bizarre ?