Rennes: Les amendes de stationnement changent de nom et coûteront deux fois plus cher

TRANSPORTS Les élus espèrent inciter les automobilistes à payer…

Camille Allain

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Un horodateur installé dans la rue Jacques-Cassard à Rennes, où le stationnement était gratuit jusqu'à fin 2016.

Un horodateur installé dans la rue Jacques-Cassard à Rennes, où le stationnement était gratuit jusqu'à fin 2016. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

  • La ville suit la réforme nationale et augmente le tarif de l’amende.
  • Le tarif reste inchangé si la voiture ne dépasse pas un temps raisonnable.
  • Le montant de ce « forfait de post-stationnement » pourra grimper à 34 euros.

Ne dites plus « amende » mais « forfait de post-stationnement ». A Rennes comme ailleurs, le conseil municipal a voté ce lundi en faveur d’une grande refonte du stationnement payant. S’appuyant sur la loi MAPTAM (modernisation de l’action publique territoriale et l’affirmation des métropoles), la municipalité a entièrement revu son système. Les mauvais payeurs vont devoir se méfier.

De 17 à 34 euros

« Seuls 30 % des automobilistes paient leur stationnement, peut-être parce que l’amende à 17 euros n’est pas très dissuasive. Nous voulons inciter tout le monde à payer », explique Sylviane Rault, adjointe chargée de la mobilité. A compter du 1er janvier, le prix de « l’amende » passera donc à 34 euros dans la zone rouge du centre-ville (contre 17 aujourd’hui) et 24 euros en zone verte. Le montant sera cependant « déduit » de ce que vous aurez déjà payé.

Ce nouveau système sera en fait adossé sur le prix du stationnement. Dans les deux zones, les prix restent inchangés à condition que vous ne restiez pas longtemps : 1h25 pour 3 euros en zone rouge et 2h45 pour le même prix en zone verte. Au-delà de ce temps, vous devrez payer un euro pour cinq minutes (dix minutes en zone verte) ! Pour atteindre la durée maximale, vous aurez donc à payer 34 ou 24 euros selon la zone.

« Ils ne prenaient pas grand risque »

« Certains faisaient le calcul, en se disant qu’ils ne prenaient pas grand risque à se faire verbaliser. Avec cette augmentation, nous sommes dans la moyenne nationale. Et surtout, ça ne change rien pour ceux qui payaient », martèle la maire Nathalie Appéré.

Pour la ville, l’objectif est simple. « Il faut une meilleure rotation des places de parking et éviter les voitures ventouses ». C’est bon pour le petit commerce, mais aussi pour les riverains, qui sont de plus en plus nombreux à réclamer le stationnement payant dans leur rue. « Surtout ceux qui habitent non loin des stations de métro », explique la maire. C’est pour cette raison que le secteur d’Anatole-France sera prochainement payant.

Pas plus de recettes pour la ville

Si la ville a voté en faveur d’une hausse de ces forfaits, elle ne devrait a priori même pas en profiter. « Nous avons fait le calcul et nous devrions avoir le même volume de recettes qu’actuellement », assure la maire. Le montant de ces « amendes » sera entièrement reversé à Rennes Métropole, qui devra en faire usage pour sa politique de transport en commun.

Rennes compte 6.000 places de stationnement payant et 6.000 places dans les parkings en ouvrage, gérés par Citedia. Depuis quelques mois, l’application Woosh permet de régler son parking à distance, depuis son mobile.