• Le dispositif sera testé sur dix lits d’une résidence étudiante.
  • Le test doit permettre au Crous de mieux connaître l’état d’usure du mobilier.
  • Les données collectées seront anonymes.

Après les lunettes et les montres connectées, voici venue l’heure des lits connectés. Développée par Artisans IoT, filiale de l’entreprise Espace Loggia, cette innovation sera testée en cette rentrée au sein de la résidence étudiante Maine 1 sur le campus de Villejean à Rennes. Dix lits seront équipés de cette technologie, qui sera active dès l’arrivée des premiers étudiants.

Le test sera mené dans la nouvelle résidence étudiante du Crous dans le quartier de Villejean à Rennes.
Le test sera mené dans la nouvelle résidence étudiante du Crous dans le quartier de Villejean à Rennes. - J. Gicquel / 20 Minutes

Que ces derniers se rassurent, l’expérimentation n’a pas pour but de savoir avec qui ils passent la nuit ou s’ils ronflent quand ils dorment. « C’est un outil qui va permettre au Crous de mieux connaître l’état de son mobilier », indique Paul Malignac, PDG d’Espace Loggia.

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Grâce à cinq capteurs wifi installés aux quatre coins du lit, les services du Crous recevront régulièrement des données sur l’état d’usure des dix lits connectés. « En cas de mauvaise utilisation ou de détérioration, l’objectif est de faire remonter l’information en temps réel afin que les services techniques du Crous interviennent au plus vite », poursuit Paul Malignac.

Les données collectées seront anonymes

Du côté du Crous, on se défend de vouloir « fliquer » les étudiants et de les faire passer à la caisse en cas de détérioration du lit. « On voit plus cela comme un outil de maintenance préventive afin de pouvoir anticiper le remplacement des lits en cas de besoin », détaille Pascal Guergnon, directeur du patrimoine et des achats au Crous Rennes-Bretagne.

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Quant aux étudiants qui dormiront d’ici peu dans ces lits connectés, ils ne seront pas avertis qu’ils servent de « cobayes ». « Aucune autorisation formelle n’est exigée de leur part. Mais de toute façon les données de chaque lit seront anonymes », assure Pascal Guergnon.