VIDÉO. Rennes: Quelque 160 migrants quittent le squat de la Poterie sans solution

LOGEMENT La convention d’occupation légale prenait fin ce lundi…

Camille Allain

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Le squat de la Poterie est évacué par les migrants le 17 juillet 2017.

Le squat de la Poterie est évacué par les migrants le 17 juillet 2017. — C. allain / APEI / 20 Minutes

  • 160 personnes ont quitté le squat de la Poterie ce lundi.
  • Le lieu accueillait légalement des familles depuis plus d’un an.
  • La convention d’occupation prenait fin.

Ils avaient pris un engagement. Et ils s’y sont tenus. Ce lundi matin, les 160 personnes hébergées dans le squat de la Poterie ont quitté les lieux. Ils occupaient depuis un peu plus d’un an cette ancienne maison de retraite. Propriété du groupe immobilier Lamotte, le bâtiment était occupé légalement depuis la signature d’une convention entre le promoteur et l’association Un toit c’est un droit.

« On était bien ici »

La convention prenant fin ce lundi matin, les occupants et bénévoles d’associations ont vidé le lieu de tous ses meubles avant de se regrouper. « On était bien ici », témoignent de nombreux migrants. Demandeurs d’asile et sans papiers avaient investi cette ancienne maison de retraite, qui s’est transformée en centre d’accueil.

Ce matin, toutes les familles venues d’Albanie, du Congo, de Mongolie ou d’ailleurs se trouvaient sans réelle solution. « Nous sommes vraiment inquiets pour une vingtaine de personnes. Certaines sont très malades ou handicapées. Nous espérons que la préfecture leur trouvera rapidement une solution », explique Joëlle Cuillandre, de l’association Un toit c’est un droit. La ville de Rennes et quelques communes alentour ont proposé des solutions. Certains habitants de Rennes et de sa périphérie ayant eu écho des difficultés se sont également proposés pour accueillir des familles.

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Depuis une semaine, la préfecture et la ville se renvoient la responsabilité de l’accueil des résidents du squat de la Poterie. « On attend que la municipalité ouvre un gymnase », témoigne Carole Bohanne, membre de l’association Un toit c’est un droit. La maire en aurait demandé l’autorisation au préfet, qui aurait refusé, prétextant que de nombreux migrants ne relèvent pas des conditions d’hébergement d’urgence.

Ce midi, plusieurs familles ont investi la place de la Mairie et ses transats pour un pique-nique militant. De nombreuses actions sont prévues pour faire entendre la voix de ces nouveaux sans domicile fixe.