Bretagne: Les salariés de Sillia VL en appellent au gouvernement pour éviter la liquidation

SOCIAL Les repreneurs du site de Lannion ont jeté l’éponge à la veille de la décision du tribunal…

J.G. avec AFP

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Illustration d'une usine de l'entreprise Sillia VL qui fabrique des panneaux photovoltaïques.

Illustration d'une usine de l'entreprise Sillia VL qui fabrique des panneaux photovoltaïques. — no credit

Après le conflit chez l’équipementier GM & S à La Souterraine, c’est un nouveau dossier chaud qui arrive sur la table du gouvernement. Menacée de liquidation, l’usine de panneaux photovoltaïques Sillia VL de Lannion (Côtes d’Armor), qui emploie 46 personnes, doit être fixée sur son sort mercredi devant le tribunal de commerce de Lyon, où se trouve le siège du fabricant. L’audience devait initialement examiner des offres de reprise pour le site de Lannion, dont le carnet de commandes intéressait des candidats.

Mais les éventuels repreneurs ont finalement jeté l’éponge. La faute à la Direction générale de l’énergie du climat qui a, selon les salariés du site breton, « laissé partir à la concurrence asiatique » les deux tiers des marchés qui revenaient à Sillia VL dans le cadre d’un appel d’offres lancé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour construire des centrales solaires en France.

« Sauvegarder la filière photovoltaïque française »

« Ceci a eu pour conséquence le désengagement immédiat des sociétés ayant déposé un dossier de reprise de notre site au tribunal de commerce de Lyon », déplorent dans un communiqué Mickaël Bossé et Laurent Le Coz, élus du personnel. « Nous souhaiterions obtenir un rendez-vous afin de trouver une solution pour permettre de sauvegarder les emplois de Sillia Lannion et ainsi sauvegarder la filière photovoltaïque française », ajoutent-ils à l’adresse du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

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« On n’utilise pas de bonbonnes de gaz mais on est exactement dans la même situation que GM & S à La Souterraine », a souligné Mickaël Bossé, qui espère donc que le gouvernement mettra son poids dans la balance comme pour l’usine de la Creuse.