Rennes: En un an, le Made festival s’est fait une place dans la cour des grands de l’électro

MUSIQUE Pendant quatre jours, la ville de Rennes va vivre au rythme des DJ…

Camille Allain

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DVS1 ici lors du Made Festival de Rennes, en 2016. Lancer le diaporama

DVS1 ici lors du Made Festival de Rennes, en 2016. — Julie Montel / Made

  • Le Made festival lance jeudi sa deuxième édition à Rennes
  • Une deuxième grosse soirée électro est organisée au Parc Expo
  • Des concerts sont organisés dans des parcs ou au marché

Il y a des élèves précoces, qui sautent des classes. Le Made festival fait partie de ceux-là. Créé l’an dernier, le rendez-vous des musiques électroniques de Rennes avait frappé fort en remplissant le hall 9 du Parc Expo de 6.000 amateurs de techno et de house. Pas mal pour une première.

Pour la seconde édition, dont le coup d’envoi sera donné jeudi soir au 1988 Live Club, les organisateurs ont donc ouvert une deuxième nuit électro au Parc Expo, avec des invités de marque. « L’an dernier, c’était un test. On a pris un gros risque mais on a eu beaucoup de monde et d’excellents retours. Le public nous a demandés une autre grosse soirée ailleurs que dans les clubs. On s’est exécutés », explique Thomas Mahé, organisateur du Made et Dj sous le pseudo T.O.M. pour le collectif Dancing Robots.

« Les plus grands connaisseurs en électro »

Si le Made a su s’installer dans la cour des grands, aux côtés d’Astropolis, Nordik Impact ou encore l’autre nouveau-né Paco Tyson, organisé le mois dernier à Nantes, c’est qu’il a su y mettre les moyens. Après Len Faki et DVS1 l’an passé, le festival invite cette année le pape de la techno de Détroit Robert Hood, le Bulgare Kink ou encore Matthew Dear. « Ce sont de vrais pros, sans doute les plus grands connaisseurs en électro à Rennes. Ils ont un réseau énorme et se sont appuyés sur les collectifs du coin pour que ça marche. C’est vraiment une belle initiative », commente Sylvain Le Pennec, programmateur du 1988 Live Club, qui accueille le binôme organisateur depuis des années.

Malgré leur succès éclair, les organisateurs du Made refusent pourtant l’étiquette de « gros festival ». « On ne cherche pas à devenir gros à tout prix. Mais pour faire venir certains artistes et pouvoir payer leur cachet, il faut des grosses scènes. Ce que l’on veut avant tout, c’est démocratiser la musique électronique, la rendre accessible à tous », poursuit Thomas Mahé.

Dans les parcs, au marché…

Des DJ, vous en verrez donc un peu partout pendant quatre jours. En club, c’est bien normal, mais aussi au parc des Gayeulles, aux Cartoucheries pour un after dimanche matin ou encore au marché des Lices samedi midi. « On veut montrer que l’on peut écouter de l’électro tranquillement, sans être obligé d’attendre Robert Hood à 2h du mat’dans un hangar. »

 

Les coups de cœur de l’organisateur.

Organisateur du Made Festival, Thomas Mahé assure chercher « la diversité » des styles pour boucler sa programmation. Ses coups de cœur ? « Tara Sumo, la résidente du Panoramas Bar à Berlin. Elle incarne à elle-seule tout l’éclectisme de la musique électronique (jeudi au 1988 Live Club). Je citerai aussi le live de Kink. Lui pourrait faire aimer la techno à quelqu’un qui n’en écoute pas. C’est très agréable à regarder ».